Résumé

Charles Ott Dix ans de puériculture dans une petite ville industrielle… (1907)

Si vous entamez la question mortalité, on vous interrompra bien vite par cette phrase en quelque sorte stéréotypée, que j'ai entendue des centaines de fois au cours de mes tournées de nourrissons : « Monsieur, j'ai été élevé avec ce biberon-là, et je n'en suis pas mort. » Les gens qui vous répondent cela sont de bonne foi et vous n'arriverez pas à leur faire comprendre et surtout à leur faire admettre que pour un
enfant vivant élevé au biberon à tube, il y en a souvent deux qui sont morts par diarrhée.
Source : Gallica

Charles Ott Dix ans de puériculture dans une petite ville industrielle… (1907)

L'existence de l'ouvrière de fabrique enceinte n'a, en effet, rien de bien agréable. A l'usine, de cinq heures et demie du matin à six heures du soir, avec une demiheure de repos à huit heures et une heure à midi, toujours debout dans ses métiers, ayant souvent 1 ou 2 kilomètres à faire pour rentrer chez elle où, le soir en arrivant, il lui faut encore s'occuper de son intérieur, cette existence, dis-je, est des moins favorable au libre développement de l'enfant qu'elle procrée, et il n'y a rien d'étonnant à ce que la vitalité de ces enfants soit plutôt précaire.
Source : Gallica

Charles Ott Dix ans de puériculture dans une petite ville industrielle… (1907)

La nourriture des enfants en nourrice varie éminemment avec la situation sociale de la nourrice. Les nourrices peuvent, à ce point de vue, être rangées en deux catégories : celles qui pour vivre ne possèdent que le produit de l'élevage de leurs nourrissons et celles pour lesquelles le produit de l'élevage des nourrissons ne constitue qu'un supplément, soit qu'elles possèdent un petit avoir, soit parce que le conjoint travaille manuellement de son côté.
Source : Gallica

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