Othenin d’Haussonville

Résumé

Othenin d’Haussonville L’Enfance à Paris

Oui, je ne voudrais pas répondre que, sur plus de 400 religieuses employées dans les hôpitaux de Paris, que l’ardeur du sentiment religieux a poussées et soutient chaque jour dans une vocation pleine de rebuts, il n’y en ait pas une seule qui soit capable de se laisser entraîner au-delà des justes bornes, et d’accorder ou de refuser certaines gâteries aux malades qui se rapprochent ou s’éloignent ostensiblement de leurs croyances. Cela, c’est la part de l’imperfection humaine : c’est le revers de toute médaille ; c’est le prix dont il faut savoir payer les meilleures choses.
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Othenin d’Haussonville L’Enfance à Paris

Dans tout le reste du quartier, c’est le silence, la solitude, la misère ; ici c’est la foule, le bruit, la prodigalité. A l’entrée des maisons de débauche, au milieu un théâtre, plus loin un bal public, de porte en porte des établissemens où l’on boit et l’on consomme, depuis d’ignobles cabarets jusqu’à des cafés d’une élégance de mauvais goût, tous fréquentés par une clientèle plus ou moins relevée d’aspect, mais semblable de mœurs. Cette rue aboutit d’un côté à un boulevard peu fréquenté, de l’autre aux profondeurs solitaires d’un cimetière.
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Othenin d’Haussonville L’Enfance à Paris

Tous les types d’enfans se pressent tumultueusement à la porte du cabinet médical, depuis l’enfant scrofuleux et rachitique voué en quelque sorte à la mort en naissant, jusqu’au gamin des rues qui a reçu un coup dans une bagarre et qui vient avec confiance montrer au médecin son horion ; et aussi tous les types de parens, depuis la nourrice à gages qui présente avec insouciance au médecin un enfant étranger dont sa négligence a causé la maladie, jusqu’à la mère qui pleure en serrant silencieusement son enfant dans ses bras.
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