Résumé

René de Brunet Dernière lettre à ma femme, avant mon procès (1866)

Je vous dirai plus : c'est que tous ceux qui connaissent son hypocrisie ne peuvent comprendre la tendre affection qui lie votre famille à la sienne. Ce n'est cependant pas ponr les soins qu'il donna à celui que vous pleurez. Mais tout est tellement mystérieux de votre part que vous avez peut-être quelque secret motif de le conserver plus près de vous que votre mari.
Source : Gallica

René de Brunet Dernière lettre à ma femme, avant mon procès (1866)

Certes, je ne demande pas mieux ; mais, malheureusement, il y a plus d'aspirants que de places vacantes, et par conséquent, il faut un temps normal pour arriver à se caser. En attendant cette position, je ne vous demande qu'une chose : c'est d'aller vivre à votre campagne près de Cavaillon, de surveiller activement vos fermiers, en un mot d'être votre homme d'affaire, puisque la fortune est à vous. Soyez persuadée que je ne prétends pas gouverner malgré vous, mais seulement être ce que doit être un mari et un bon père.
Source : Gallica

René de Brunet Dernière lettre à ma femme, avant mon procès (1866)

Je termine en vous donnant un dernier conseil : il faut quelquefois se laisser aller aux mouvements du cœur, alors même qu'ils sont contraires à la froide raison : croyez-moi, allez au lieu où repose la dépouille mortelle d'un homme dont la vie a été irréprochable, mais qui savait pardonner, comme il vous l'a prouvé un jour où, prenant mon enfant dans ses bras, il est venu me demander pardon de quelques paroles un peu vives qu'il m'avait adressées, et que peut-être je méritais.
Source : Gallica

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