Michèle Nicolaï

Résumé

Michèle Nicolaï Mon premier crime

Je suis dans le hall de l’hôtel Régina. Je vous attendrai jusqu’à ce que vous veniez...
Déjà il avait raccroché.
Annette était indécise. Mais son idée de partir fut la plus forte. Elle grimpa dans sa petite Peugeot ; démarra et se dirigea vers la ville. En désordre, ses pensées se heurtaient dans sa tête. Si Jacques n’allait plus l’aimer... le supporterait-elle ?... Pourquoi pas tout de suite. Un coup de volant plus fort et elle irait briser la voiture contre un arbre. Plus que sa jeunesse et l’instinct vital la retint l’idée de sa haine pour Gardaire. Il fallait lutter. Tout reconquérir.
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Michèle Nicolaï Mon premier crime

Jacques descendit suivi d’Annette. La servante s’effaça et ils virent en même temps le sinistre tableau. Annette était si pâle qu’elle ne put pâlir davantage. Jacques regarda sa femme profondément, comme pour la laisser lire en lui. D’un même geste, ils se rapprochèrent l’un de l’autre et leurs mains se rejoignirent.
— Faut enlever ça, dit Martine avec force.
— À quoi bon, répliqua Jacques. On ne peut pas lutter contre la police. Elle est toujours la plus forte.
Martine haussa les épaules. Plus forte qu’eux trois ! Quelle blague.
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Michèle Nicolaï Mon premier crime

Annette retint la protestation qui montait à ses lèvres. Ainsi, Martine croyait que c’était elle la meurtrière ! Une idée lui vint. Si la justice intervenait dans l’affaire, pourquoi ne pas s’accuser ? En pensée, elle avait bien été une criminelle.
En se disant coupable, elle sauverait Jacques. Cette pensée la rassura.
Le soir, son mari en rentrant était déjà au courant de l’affaire.
— Tout le monde croit à un accident, expliqua-t-il.
Un même espoir faisait briller leurs yeux. Était-ce possible que la justice s’égarât et que le point final fut inscrit en bas du terrible drame.
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