Résumé

Maurice Boué Le Secret du cocu à roulettes

Cachés dans l’ombre, Lautrec et Bellay rôdaient autour de la ville de Mme Aubrant. Depuis près d’une heure déjà toutes les lumières étaient éteintes dans l’habitation.
— Le moment est venu, dit Lautrec. Mme Aubrant est, sans doute, plongée dans son premier sommeil. Elle n’entendra rien.
Aucune porte ne résiste devant un voleur ou un détective habiles. Lautrec avait introduit une fine pince dans la serrure : la porte d’entrée fut franchie. Là, tes deux hommes, afin d’étouffer le bruit de leurs pas, enveloppèrent leurs pieds de chaussons épais.
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Maurice Boué Le Secret du cocu à roulettes

Une nuit, il alla le chercher en auto et, aidé par son beau-frère, il l’enterra là où il supposait que personne n’aurait l’idée de le découvrir : dans la cave du sosie même.
Mais Lautrec avait examiné le nouveau cadavre dont l’état de conservation était vraiment trop suspect. Il avait relevé les empreintes digitales qui lui avaient permis d’établir l’identité du mort. Il en déduisit que seul le comte de Riva pouvait être le faux Aubrant et il supposa tout de suite que le cadavre du Cocu à roulettes, qu’on avait vainement cherché avenue Victor Hugo, devait être caché à Suresnes.
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Maurice Boué Le Secret du cocu à roulettes

J’avais, pour toutes précautions, pris moi-même les empreintes digitales du mystérieux mort de la Morgue. Or, ces empreintes et celles que j’ai relevées dans la chambre du crime sont absolument identiques !
— Un subterfuge ? Une imitation ?...
— C’est matériellement impossible ! Un artiste peut imiter une rose en la peignant mais il ne pourrait créer une fleur. Aucun homme ne pourrait non plus laisser l’empreinte d’un pouce quelconque s’il ne possède ce pouce même. Je vous le dis, les em'preintes digitales que j’ai relevées sont celles du mort de la Morgue.
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