Henri Bacquès

Résumé

Henri Bacquès Une Reine du coeur (1868)

Pour recevoir plus souvent et plus tôt des nouvelles de l'armée, madame de Châteaubriant resta à Lyon où la duchesse d'Angoulême ne tarda pas à se rendre elle-même, après avoir fait vérifier au Parlement ses lettres de régence. Dès ce moment, n'étant plus retenue par la présence de son fils, la régente laissa éclater sa haine et sa jalousie contre la comtesse.
Celle-ci souffrait de ces traitements : mais son amour pour le roi lui causait bien d'autres soucis; elle tremblait à la seule pensée des dangers qu'il courait, et elle ne se consolait qu'à l'espoir qu'il serait victorieux.
Source : Gallica

Henri Bacquès Une Reine du coeur (1868)

Averti du départ de la comtesse, M. de Chàteaubriant entra dans la chambre de sa fille qu'il trouva dans un état plus alarmant qu'il n'avait été jusqu'à ce moment. Mais il s'obstina à ne pas laisser revenir la mère.
La fièvre redoubla, et à un âge où les forces sont encore impuissantes contre le mal et surtout contre de pareilles émotions, la pauvre enfant succomba après quelques heures d'agonie.
Toute la maison retentit de lamentations qui parvinrent aux oreilles de
la comtesse.
Source : Gallica

Henri Bacquès Une Reine du coeur (1868)

Dans son embarras, il fit appeler l'amiral Bonnivet, s'ouvrit à lui et lui demanda conseil. Bonnivet, dont l'esprit était fécond en ressources, répondit qu'il était facile de s'assurer si la lettre était réellement destinée à M. de Châteaubriant, en postant des gens affidés de façon à surprendre le courrier de la comtesse, et il se chargea de ce soin.
Le roi ayant approuvé ce moyen d'arriver à la connaissance de la vérité, l'amiral disposa tout pour réussir. Mais quelque peine qu'il prît, il
fut longtemps sans rien découvrir.
Source : Gallica

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