Résumé

Prosper Poitevin Au petit bonheur : comédie en 1 acte en prose (1847)

Écoutez-moi bien, M. le comte : votre amitié m'est chère; je lui dois de si douces et de si pures jouissances, que sans d'impérieuses raisons de famitle, elle eût été sans doute la plus vive et fût restée la dernière affection de mon cœur. Mais, quoi qu'il m'en puisse coûter, une fois mariée, j'aurai la force d'yxrenoncer, car quel que soit celui que j'épouse, je veux, s'il m'aime, me montrer digne de sa tendresse, et, quels que soient ses sentiments pour moi, mériter son estime à force de dévouement.
LE COMTE.
Pourquoi faut-il que le mariage ne puisse nous assurer le bonheur que j'ai rêvé.
Source : Gallica

Prosper Poitevin Au petit bonheur : comédie en 1 acte en prose (1847)

LA COMTESSE.
Précisément. Il venait au nom du marquis de Nujac me demander ma main.
LE COMTE.
Votre main !. J'avoue que j'étais à cent lieues de prévoir. Mais, qu'avez-vous répondu?
LA COMTESSE.
On est toujours maladroite quand on est prise au dépourvu. J'ai dit que ce mariage me semblait impossible, attendu que je ne connaissais pas le marquis. A quoi mon frère a répondu, avec toute la grâce qui distingue les gens de robe, que j'aurais tout le temps de le connaître quand je serais sa femme.
Source : Gallica

Prosper Poitevin Au petit bonheur : comédie en 1 acte en prose (1847)

Vivre au sein de cette société futile, dont le contact est mortel aux nobles instincts de l'esprit comme aux chastes penchants du cœur, cela me serait impossible. La retraite et l'isolement, voilà ce qui convient à mon caractère et à mes goûts. Les plaisirs bruyants me déplaisent, j'aspire après un bonheur calme et sérieux. Mais ce bonheur, on ne peut l'obtenir que par des sacrifices.
LA COMTESSE.
Dont vous me croyez incapable.
Source : Gallica

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