Stanislas-Jean de Boufflers

Résumé

Stanislas-Jean de Boufflers Le Derviche, conte oriental, suivi de Tamara… (1810)

Martine vous l'a dit, je vais me marier. « Là - dessus elle regarde le comte , le comte la regarde ; puis après un moment de silence des deux deux parts , qui ne signifiait sûrement pas qu'on n'eût rien à se dire : » Ah ! madame , reprend le comte en soupirant, je crains pour vous une mésalliance.— En quoi donc? reprend la comtesse, si la naissance est quelque chose, si la fortune est quelque chose, l'égalité s'y trouve. — Voilà bien deux égalités, dit le comte, mais il y en aura toujours une qui ne se trouvera jamais, non jamais. Au moins êtes-vous aimée comme vous le méritez.
Source : Gallica

Stanislas-Jean de Boufflers Le Derviche, conte oriental, suivi de Tamara… (1810)

Courage, Martine, donnez-vous en bien pendant qu'il n'y a personne. — Tenez, ma bonne maraine, n'allez pas prendre ce qu'il vous a donné, car je parie que ce n'est pas de la drogue, et que çà ne vous a seulement pas un goût de médecine. — Quel malheur, dit la Comtesse en riant ; mais au fait, mon enfant, qu'est-ce que tu diras si son thé me fait du bien, et je sens d'avance qu'il m'en fera. — Tenez , voyez-vous çà, dit la petite en toute simplicité, rien que l'odeur, rien que la pensée ! — Ce que c'est qu'un habile homme !
Source : Gallica

Stanislas-Jean de Boufflers Le Derviche, conte oriental, suivi de Tamara… (1810)

Cependant un jour qu'ils respiraient ensemble la fraîcheur d'une soirée superbe dans une belle allée de charmille, qui mène du château à la ferme, le comte plus enivré s'il est possible, où du moins plus encouragé que de coutume, entretenait la comtesse de la manière dont il comptait disposer le reste de sa vie ; car le premier regard d'une vraie passion embrasse toute l'existence.
Source : Gallica

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