Stanislas-Jean de Boufflers, Le Derviche, conte oriental, suivi de Tamara… (1810)
“ Martine vous l'a dit, je vais me marier. « Là - dessus elle regarde le comte , le comte la regarde ; puis après un moment de silence des deux deux parts , qui ne signifiait sûrement pas qu'on n'eût rien à se dire : » Ah ! madame , reprend le comte en soupirant, je crains pour vous une mésalliance.— En quoi donc? reprend la comtesse, si la naissance est quelque chose, si la fortune est quelque chose, l'égalité s'y trouve. — Voilà bien deux égalités, dit le comte, mais il y en aura toujours une qui ne se trouvera jamais, non jamais. Au moins êtes-vous aimée comme vous le méritez. ”
