Résumé

Clément Marot Poésies choisies. Notice et notes par Mlle A. Perier (1934)

Il n'a guère senti le charme de la nature. Sans doute, il a cru pouvoir être un poète sacré, il a souvent rêvé de grande poésie ; mais il se trompait sur sa vocation ; le souffle lui manque, l'inspiration aussi, la gravité du ton et de l'âme. Il serait évidemment injuste de dire qu'il a toujours, et sans exception aucune, échoué dans ce sens : le beau passage de la Mort à tous humains et quelques pages des Psaumes suffiraient à prouver le contraire ; mais, encore une fois, le vrai Marot n'est pas là.
Source : Gallica

Clément Marot Poésies choisies. Notice et notes par Mlle A. Perier (1934)

Il était fait pour une poésie plus simple et plus familière, plus légère et plus gracieuse, où son esprit et sa vivacité pussent se développer à l'aise. Voyez ses épîtres, ses rondeaux, ses épigrammes ; le fond n'est rien ; ce ne sont que des pièces de circonstance ; une jolie ou mordante raillerie à la fin d'une épigramme bien menée ; et, tout au long d'un épître, une sollicitation quelconque, présentée sous le plus gentil badinage.
Source : Gallica

Clément Marot Poésies choisies. Notice et notes par Mlle A. Perier (1934)

Voir page 57.
mais clair, fin, pétri de malice et de vivacité, toujours prêt au badinage, même dans les heures cruelles ; homme de cour surtout, à l'aise dans une société brillante, aimant à plaire au roi, aux grands, aux dames ; âme légère, éprise de plaisir et de vie facile, d'une sensibilité superficielle, et, semble-t-il, assez fugitive ; d'une mélancolie discrète, et qui se voile sous un sourire, car l'amuseur des grands sait qu'il ne faut pas ennuyer... L'épreuve, sans doute, l'a mûri, sans l'assagir, et c'est à l'épreuve qu'il doit d'être autre chose et mieux qu'un poète de cour.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature