René Doumic,
Revue des Deux Mondes
“ Pour établir d’ailleurs le danger du crime passionnel, il n’est pas nécessaire que l’assassin recommence, et c’est bien assez qu’il ait pu commencer. Songez en effet que, contre le criminel de profession, nous sommes en garde et nous avons certains moyens de défense : il y a des verrous aux portes, et des gendarmes au coin des rues. Contre les excentricités de l’amour, la société n’est ni avertie, ni armée. Car la violence qui couvait au fond du cœur du futur meurtrier, rien ne faisait prévoir qu’elle dût un jour éclater. ”
