Crime passionnel

Définition et enjeux

Portrait de René Doumic René Doumic,  Revue des Deux Mondes

“ Pour établir d’ailleurs le danger du crime passionnel, il n’est pas nécessaire que l’assassin recommence, et c’est bien assez qu’il ait pu commencer. Songez en effet que, contre le criminel de profession, nous sommes en garde et nous avons certains moyens de défense : il y a des verrous aux portes, et des gendarmes au coin des rues. Contre les excentricités de l’amour, la société n’est ni avertie, ni armée. Car la violence qui couvait au fond du cœur du futur meurtrier, rien ne faisait prévoir qu’elle dût un jour éclater. ”
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Portrait de F. Brunetière F. Brunetière,  Revue des Deux Mondes

“ Ai-je besoin d’ajouter qu’il n’y en a pas dont nous soyons plus entièrement, plus pleinement responsables, et que la passion, qui l’explique, ne saurait d’ailleurs excuser le crime dont elle a été l’aliment ? L’observation est vraie dans l’hypothèse du libre arbitre, comme dans celle du déterminisme. Si nous sommes les maîtres de nos actes, nous sommes deux fois « coupables » quand nous commettons un crime passionnel, puisque nous le sommes de commettre l’acte criminel, et d’avoir laissé grandir en nous la passion qui nous en a donné le fâcheux courage. ”
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