Résumé

Rodolfo Laschi Le crime financier dans la sociologie criminelle… (1901)

Honoré de Balzac la perfectionnera dans Mercadet, le brasseur d'affaires, l'homme de Bourse insinuant, habile, plein de ressources, entiché de ses spéculations fabuleuses au point de les croire réalisables, prodigue autant qu'on peut l'être et, en fait de morale, d'une largeur de principes proche de l'inconscience.
Véritable interprète de son temps, il dit à sa femme qui essaie de lui rappeler ses liens de famille : « Tous les sentiments battent en retraite : l'argent les chasse ! Il n'y a plus que des intérêts, parce qu'il n'y a plus la famille, mais des individus. »
Source : Gallica

Rodolfo Laschi Le crime financier dans la sociologie criminelle… (1901)

Borkmann, criminel à certains points de vue, semble devoir être rangé parmi les passionnés. Il en a l'hypéresthésie dominante, et, jusqu'à la fin, les vives et tenaces illusions. Il est, comme tous les passionnés, aimé et pardonné. C'est une de ses victimes qui console sa solitude et deux femmes pleurent et se réconcilient devant son cadavre. Il représente l'orgueil et l'égoïsme humain qui, ayant cru aller, à travers des ruines, à un idéal de puissance et de gloire, se trouvent au contraire sur la voie du crime.
Source : Gallica

Rodolfo Laschi Le crime financier dans la sociologie criminelle… (1901)

On pourrait aussi reconnaître aux contrats différentiels le caractère de jeu et leur dénier toute valeur juridique.
La crainte de favoriser des contractants de mauvaise foi ne doit pas empêcher la société de refuser son appui à des opérations évidemment nuisibles à l'intérêt public.
La bonne foi est sans doute nécessaire aux rapports commerciaux, mais ce n'est pas la faute de ceux qui ont cru pourvoir aux échanges loyaux et profitables de la spéculation, au moyen de la bourse, si celle-ci devient chaque jour plus impropre à remplir le but rêvé par ses fondateurs.
Source : Gallica

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