Émile Trolliet, La route fraternelle (1900)
“ Je viens vous le ravir pour le rendre à l'amour. Quand le coeur doit céder sous le poids qui l'opprime, L'amour n'est plus un mal. LE PRIEUR, s'adressant à Raoul. Mais n'est-il pas un crime, Lorsque des deux amants l'un, étant marié, A de sacrés devoirs est pour jamais lié? RAOUL. Marié! qui vous dit? LE PRIEUR. Eh! l'auriez-vous quittée? Dans l'éternel chagrin l'auriez-vous donc jetée? Auriez-vous déchiré votre coeur et le sien Si cette femme était libre de tout lien? Non, non, si vous avez fui pour jamais la terre, Ce n'était pas pour fuir l'amour, mais l'adultère. ”
