René de Brunet

Élements biographiques

René de Brunet Paris en deuil (par le Vte René de Brunet… (1871)

Lorsque la débauche a flétri le coeur et le visage de quelqu'une de nos jeunes filles, elle part pour Paris, et là, elle étale sa honte sur le boulevard. A vingt, ans elle était belle, elle aimait et savait pleurer, aujourd'hui son coeur n'existe plus, la passion s'est envolée avec tout le reste, elle affirme hautement qu'à Paris une femme ne saurait vivre du produit de son labeur, et, tandis que sa mère prie et travaille, elle demande au vice le soutien d'une existence qui se terminera en versant le pétrole incendiaire qui doit consumer les lieux où elle ne peut plus briller.
Source : Gallica

René de Brunet Paris en deuil (par le Vte René de Brunet… (1871)

Combien y en a-t-il de Parisiens républicains qui puissent compter dans leur famille deux générations parisiennes. Celui qui peut le faire est ou dégénéré ou royaliste, car son bisaïeul est venu à Paris pour y servir la monarchie, la république n'étant pas inventée. Au reste, de quoi se compose une trop grande partie de la population de Paris, sinon de tous ceux que la province rejette de son sein? Un homme est-il criblé de dettes, a-t-il plusieurs fois fait faillite, s'est-il déshonoré d'une manière quelconque? Paris est le bois sacré, l'asile inviolable où il se cache à ses créanciers.
Source : Gallica

René de Brunet Dernière lettre à ma femme, avant mon procès (1866)

Je vous dirai plus : c'est que tous ceux qui connaissent son hypocrisie ne peuvent comprendre la tendre affection qui lie votre famille à la sienne. Ce n'est cependant pas ponr les soins qu'il donna à celui que vous pleurez. Mais tout est tellement mystérieux de votre part que vous avez peut-être quelque secret motif de le conserver plus près de vous que votre mari.
Source : Gallica

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