“ Dans le ciel, sur la terre et dans le cœur de l’homme tout était jeune et joyeux. Dans l’une des principales rues, de la paille fraîche était répandue devant une grande maison de maîtres. Dans la maison se trouvait cette même malade, cette mourante, qui se hâtait pour aller à l’étranger. Près de la porte fermée de la chambre se tenaient le mari et une femme âgée. Le prêtre assis sur un divan, les yeux baissés, tenait un objet recouvert de l’étole. Dans le coin, une vieille femme, la mère de la malade, était allongée dans un voltaire et pleurait amèrement. ”
Léon Tolstoï
Résumé
“Trois Morts”, est une œuvre de Léon Tolstoï. Des thèmes tels que la malade, Matriocha ou izba y sont abordés.
Citations de Trois Morts (Léon Tolstoï)
“ Le mari resta un instant près du coupé qui rentra au relais. Matriocha, bondissant de la voiture, courut dans la boue sur la pointe des pieds, jusqu’à la porte cochère. — Si je me sens mal, ce n’est pas une raison pour que vous ne déjeuniez pas, dit la malade, avec un faible sourire, au docteur qui se tenait près de la portière. « Aucun d’eux ne s’intéresse à moi, » — se dit-elle pendant que le docteur qui s’éloignait, gravissait rapidement les marches du relais. « Ils vont bien, alors tout leur est égal ; oh ! mon Dieu ! » ”
“ Et la malade se crispa et ferma les yeux. Le docteur s’approcha d’elle et lui prit la main. Le pouls était de plus en plus faible. Il cligna des yeux vers le mari. La malade remarqua ce signe et se retourna effrayée. La cousine se détournait et pleurait. — Ne pleure pas, tu nous tourmentes, et toi et moi, — dit la malade — et cela m’ôte la suprême tranquillité. — Tu es un ange ! — dit la cousine en lui baisant la main. — Non, embrasse-moi ici. On ne baise à la main que les morts. Mon Dieu ! Mon Dieu ! ”
