Michel Bordet

Résumé

Michel Bordet Ah ! Il a des bottes, Bastien… (1859)

BOSSELÉ. Oui. le secret de mon cœur.
SIMONE, à Narcisse et à Bastien, Alors, messieurs.
BOSSELÉ. Au fait, non, restez, messieurs ; tout l'univers peut entendre ce que j'ai à dire à mademoiselle.
BASTIEN et NARCISSE. Restons.
BOSSELÉ. Mademoiselle. j'ai trente-six ans !
BASTIEN. Aïe !
BOSSELÉ. Hein?. J'ai trente-six ans.
BASTIEN, à part. Il y tient.
BOSSELÉ. J'ai huit cents livres de rente, un cœur tout neuf.
BASTIEN, à part. Je crois ben, qu'est-ce qui aurait voulu s'en servir ?
BOSSELÉ. Un caractère agréable.
BASTIEN, à part. Quand il dort.
- BOSSELÉ. Eh ben !
Source : Gallica

Michel Bordet Ah ! Il a des bottes, Bastien… (1859)

BASTIEN. Dame ! que vous épousiez mon cousin puisque vous l'aimez.
SIMONE. Et Vous, qu'auriez-vous fait, ne possédant rien?.
BASTIEN. Eh ben, j'suis nommé postillon, j'vais quitter le village pour toujours, puisqu'en fait de chaussures à mon pied j' nons pu trouver que mes bottes, et que j'ons pas su me faire aimer, parce que j'suis pas aussi beau que. certains hommes, j'ai pas de belles manières, j'ai pas de bosse, enfin.
BOSSELÉ. Veux-tu la mienne?.
BASTIEN. Enfin, j'suis qu'une bête! un lourdaud d'paysan.
SIMONE. Vous avez ce qui vaut mieux que la beauté et l'élégance.
Source : Gallica

Michel Bordet Ah ! Il a des bottes, Bastien… (1859)

SIMONE. Eh bien, monsieur Bastien, ces quinze mille francs qui m'ont été volés (tirant un portefeuille de sa poche) , les voilà. les voilà !
TOUS. Hein ! que dit-elle ?
BASTIEN, stupéfait. Hein! quoi?. ces quinze.? (A part.) Aïe! me voilà pincé!
BOSSELÉ. Ah ça ! mais qu'est-ce que tout ça veut dire?
SIMONE. C'est à monsieur Bastien de nous l'expliquer, car je n'ai jamais été volée.
NARCISSE. Quoi! ce que vous nous avez dit?.
SIMONE. N'était qu'une épreuve pour connaître celui qui m'aimait réellement.
NARCISSE, à part. Je m'y suis laissé prendre
BOSSELÉ, à part.
Source : Gallica

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