Résumé

Le docteur Véritas par un de ses clients (1861)

On allait même plus loin : on assurait qu'il était d'accord avec le docteur; que, de concert, ils étaient la source de certaines insinuations malveillantes à l'endroit de ceux qui demandaient des réformes, insinuations semées avec une habileté perfide dans quelques villages des environs. C'était faux. Le seigneur Camera Merx, galant homme s'il en fût, était incapable de trahir la confiance qu'on avait en lui; mais la calomnie est l'arme la plus terrible, en ce que les blessures qu'elle fait peuvent se fermer, mais jamais se cicatriser complètement.
Source : Gallica

Le docteur Véritas par un de ses clients (1861)

La nature avait été prodigue de ses dons envers le seigneur Camera Merx, on le sait; mais, de l'aveu même de ses amis, — les amis sont souvent injustes , — il manquait d'initiative. Quand on avait cent fois raison, il était heureux de le proclamer hautement ; quand on avait cent fois tort, c'était avec le plus vif regret qu'il vous condamnait. C'était d'un bon naturel; mais la bonté permanente est comme une mer calme, qui veut la tempête pour démontrer sa puissance; ce n'est qu'au bruit du tonnerre, aux éclats de la foudre qu'elle arrive à la plus grande majesté
Source : Gallica

Le docteur Véritas par un de ses clients (1861)

Il s'arrêta frappé d'un trait de lumière : Eurêka! j'ai trouvé, dit le docteur Véritas, qui savait le grec. En route pour ce subtil pays! Et le docteur fit ses préparatifs. Ils n'étaient jamais longs; — il faut au sage si peu de bagage pour tout porter avec lui !
En ce temps-là vivait dans un des gros
bourgs de cette province un seigneur, non pas de haut lignage, mais de bon caractère, accessible à tout le monde et se moquant de la morgue affectée par ceux de trop bonne maison.
Source : Gallica

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