H. F.

Résumé

H. F.,  Le docteur Billard (1867)

“ Si le docteur Billard avait des traits remarquables que la sculpture devait chercher à reproduire, je suis convaincu qu'il les devait à la noblesse de son âme au moins autant qu'à la nature. Même pour les témoins les plus aveugles, le visage reçoit, instant par instant, les impressions du cœur. Mais plus heureux que les autres miroirs, l'image s'y fixe après être apparue. Interrogez-le, et sans aucune magie, il vous dira les secrets de l'esprit qui l'anime. La
laideur et la beauté morales se trahissent et se révèlent par là.
”
Source : Gallica

H. F.,  Le docteur Billard (1867)

“ Si quelque statisticien courageux pouvait compter le nombre énorme de femmes qu'il a accouchées, et dans quelle proportion il sauvait même les plus compromises, on serait tenté de croire à quelque chance merveilleuse attachée aux pas de l'opérateur. Que de fois j'ai entendu des malades, des confrères, dire : « Billard est heureux, la mort ne veut pas de ses malades 1 » - Etait-ce là un jugement bien rendu? ”
Source : Gallica

H. F.,  Le docteur Billard (1867)

“ Paternel et rieur avec les enfants, plein de délicatesse avec les femmes, condescendant avec les vieillards, à la fois ferme et doux, spirituel et attentif, il se conciliait toutes les sympathies. D'un dévoûment extraordinaire pour ses malades, se livrant à eux tout entier, jour et nuit, il avait poussé, je pourrais presque dire, exagéré ses scrupules, jusqu'à refuser dans les hôpitaux un service important, la chaire d'anatomie, que le docteur Orfila voulait lui faire donner à Rouen, mais dont il supposait ne pas pouvoir concilier les devoirs avec ceux que lui imposait sa clientèle. ”
Source : Gallica

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