Résumé

Allocutions prononcées le samedi 16 mars 1889 aux obsèques de M. E. de Nayville… (1889)

« La médecine, suivant un mot célèbre, guérit parfois, soulage généralement et console toujours. » Notre cher docteur apporta des soulagements bien précieux à ceux qui souffraient. Il fut par excellence le médecin consolateur.
Qui de nous ne voit encore à son chevet ses longs cheveux blancs, ces yeux si doux, cette bouche souriante. Sa tête de brave homme inspirait l'idée du calme réparateur. A son
aspect, l'âme se dilatait, le sang se réchauffait, l'espérance avait germé au sein des douleurs.
Source : Gallica

Allocutions prononcées le samedi 16 mars 1889 aux obsèques de M. E. de Nayville… (1889)

Jamais indifférent, cherchant le bien, et dans le médecin dévoué vous trouviez en même temps le bon citoyen.
Dans toutes les discussions, vous avez toujours remarqué en lui l'aménité, la bienveillance... et, cependant, il ne partageait pas les opinions du jour; il était resté fidèle à sa foi religieuse et à ses convictions politiques.
M. de Nayville était profondément chrétien, sa religion était éclairée mais elle dominait sa vie; il lui a dû une existence aussi heureuse qu'il pouvait le désirer.
Source : Gallica

Allocutions prononcées le samedi 16 mars 1889 aux obsèques de M. E. de Nayville… (1889)

C'est pour moi un devoir d'adresser un adieu plein de reconnaissance au vieil ami de ma famille, à celui qui prit sa part de nos joies et de nos chagrins.
Cette gratitude, les personnes soignées par lui la comprennent; elle vibre dans tous les cœurs, car M. de Nayville a été par dessus tout l'ami de ses malades.
Source : Gallica

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