Antoine Favre, Du secret médical (1874)
“ Je connais plusieurs de ces malades qui depuis dix, quinze ou dix-huit ans, atteints de maladies réputées incurables, n'en ont pas moins fourni depuis cette époque un travail régulier, en rapport avec leurs forces et qui sont loin de soupçonner, ainsi que leurs familles, le caractère d'un diagnostic absolument connu de moi seul. Que serait-il arrivé si j'avais eu l'imprudence de révéler un pareil secret ? Pour le malade un chagrin mortel, des craintes sans fin, peut être le suicide, dans tous les cas l'aggravation du mal et pour les familles des angoisses perpétuelles. ”
