Antoine Favre

Résumé

Antoine Favre Du secret médical (1874)

Je connais plusieurs de ces malades qui depuis dix, quinze ou dix-huit ans, atteints de maladies réputées incurables, n'en ont pas moins fourni depuis cette époque un travail régulier, en rapport avec leurs forces et qui sont loin de soupçonner, ainsi que leurs familles, le caractère d'un diagnostic absolument connu de moi seul.
Que serait-il arrivé si j'avais eu l'imprudence de révéler un pareil secret ? Pour le malade un chagrin mortel, des
craintes sans fin, peut être le suicide, dans tous les cas l'aggravation du mal et pour les familles des angoisses perpétuelles.
Source : Gallica

Antoine Favre Du secret médical (1874)

Ai-je à cette heure besoin de démontrer que le médecin doit être dans presque tous les cas réservé sur le pronostic ? Dans les maladies chroniques, cette réserve est de règle, absolument; dans les maladies aiguës, il ne faut pas sans doute entretenir les familles dans une sécurité trompeuse, mais à moins que les signes d'une terminaison fatale né soient bien évidents, la justice et l'humanité nous ordonnent de ne pas fermer tout à fait la porte à l'espérance. D'autant plus que les règles sans exceptions n'ont rien à faire avec la science véritable et particulièrement avec la clinique.
Source : Gallica

Antoine Favre Du secret médical (1874)

La précision dans le diagnostic des maladies doit être recherchée avec le plus grand soin. Les sciences médicales et la clinique nous offrent pour atteindre ce but des moyens de plus en plus perfectionnés qu'il faut savoir mettre à contribution. Mais quand nous avons à rendre compte aux malades ou à leur famille du résultat de nos recherches, il est évident que nous ne leur devons qu'un résumé sincère de nos observations, et qu'un exposé technique ne peut avoir aucune utilité.
Source : Gallica

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