Adolphe Erman

Résumé

Adolphe Erman Revue des Deux Mondes

Chacun de ces prêtres, armé d’un instrument de musique, faisait sa partie dans un orchestre plus étrange encore que celui de la plaine. Ce n’étaient plus seulement des cors de dix pieds, des tamtams (mot chinois certainement inventé par les musiciens de Paris, car on ne le connaît pas ici) , des cymbales, des castagnettes et des timbales ; il y avait aussi de longs instrumens en spirale, avec une ouverture à l’extrémité, et un carillon de cloches de l’effet le plus bizarre. Près de l’autel, au fond du temple, quelques lamas d’un ordre supérieur étaient assis sur des siéges à dos.
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Adolphe Erman Revue des Deux Mondes

N’est-ce pas une chose ingénieuse que le dieu du feu ait le visage d’un rouge éclatant, et qu’il ait au milieu du ventre un petit disque de verre comme signe de la transparence ? Le dieu de la richesse ressemble au priape des Romains, enjolivé par les bizarreries de l’imagination chinoise.
Nous sortîmes du temple et parcourûmes les rues de Maimatschin, le sargutschei à notre tête, pour visiter les principaux marchands chinois. Notre hôte était accompagné de quelques soldats de police, qui portaient des bâtons recourbés en forme d’arc, et de ses deux jeunes interprètes.
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Adolphe Erman Revue des Deux Mondes

En Chine, comme en Russie, les marchands sont de la dernière classe. — Ils ont tous, pour se garantir du froid, des espèces de fourreaux pour les oreilles, et leur tête rasée est soigneusement recouverte d’un gros bonnet de soie sous le chapeau. Les tresses de leurs cheveux noirs descendent presque toujours à la moitié du corps. Chacun d’eux porte à droite sa bourse à tabac et sa petite pipe. — Dans ce moment, tous les Chinois se hâtaient de sortir de Russie, car le coucher du soleil approchait, et à cette heure ils doivent tous avoir repassé la frontière.
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