Luigi Barzini, De Pékin à Paris : la moitié du monde vue d'une automobile en soixante jours (1908)
“ Kiakhta est un village de millionnaires. Dans les petites maisons de bois peintes de couleurs vives, alignées le long des chaussées de bois, séparées par des cours rustiques encombrées de télègues et de traîneaux, vivent d'une vie d'exil des familles qui pourraient avoir leur palais à Moscou ou à Saint-Pétersbourg. Depuis la création du chemin de fer le thé dirigé sur Vladivostock, ne passe presque plus par Kiakhta; la source de leur richesse s'est tarie depuis quelques années, mais ils demeurent. Ils demeurent sur la terre qui les a fait riches ”
