Résumé

George Bousquet Un Voyage dans l’intérieur du Japon

Pas un nuage au ciel, pas de vapeur sur les montagnes ; une atmosphère transparente, et, tandis que le soleil monte peu à peu au-dessus des crêtes orientales, les sommets placés à l’opposé se colorent d’une teinte rose tendre qui, un instant après, fait place à la blancheur éclatante de la neige ; puis, au sommet de l’angle formé par la chaîne centrale du Japon et le contrefort du Maybachi, un grand cône aplati d’où s’échappe un flocon blanchâtre : l’Asamayama, le but de notre voyage.
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George Bousquet Un Voyage dans l’intérieur du Japon

Sur la rive droite s’élève une vaste bâtisse en pierres de taille, à gauche se dresse un siro monumental comme celui de Yeddo ; nous voilà entrés dans Osaka. Nous naviguons au milieu des maisons de thé penchant leur balcon sur l’eau, des godons dégorgeant leurs marchandises dans les jonques et longeant par momens des quais d’où descendent de grands escaliers. C’est en bateau qu’il faut arriver à Osaka, c’est en bateau qu’il faut s’y promener. Coupée d’autant de canaux que de rues, traversée par un fleuve et par plusieurs rivières, la cité du sud a une vie plus aquatique que terrestre.
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George Bousquet Un Voyage dans l’intérieur du Japon

Un kilomètre avant d’arriver au sommet, toute végétation cesse ; le site prend un aspect de plus en plus sauvage, et, lorsqu’après de pénibles efforts nous l’eûmes atteint, une vue splendide s’ouvrit devant nous. Au nord apparaît encore la fumée de l’Asamayama ; on découvre d’un seul coup d’œil les montagnes que nous parcourons depuis plusieurs jours. Au sud-est, dans un lointain prodigieux, on distingue, grâce à un temps clair, le Fusiyama, un peu plus près le Fuji, droit au sud enfin la vallée supérieure où miroitent le lac Suiva et le courant du Tenringawa, qui s’en échappe.
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