Résumé

Yan-Fou-Li Quand j’étais enfant en Chine

Je suis indigné, quand je songe à cette croyance, populaire en Amérique, que les filles chinoises sont généralement condamnées à la mort, parce que leurs parents n’éprouvaient pas le besoin de les voir naître. Rien n’est plus éloigné de la vérité. Dans un pays comme la Chine, où les femmes n’apparaissent pas dans la vie publique, il faut comprendre que les garçons sont plus désirés, pour ces très bons motifs que l’honneur et la renommée de la famille reposent sur eux, et que le culte des ancêtres nécessite plutôt la naissance des fils, qui le perpétueront.
Source : Wikisource

Yan-Fou-Li Quand j’étais enfant en Chine

À chaque dieu, surtout au Génie de la Longévité, l’on fait des vœux, l’on promet des offrandes annuelles, si le dieu se fait le protecteur de l’enfant et le tire des mauvais pas ; et alors, bon gré mal gré, l’idole est supposée tenue d’être le gardien tutélaire du nouveau-né. Ainsi d’aveugles diseurs de bonne aventure sont payés pour intercéder en faveur du baby auprès de leur idole particulière. Si vous viviez en Chine, vous connaîtriez toute la séquelle d’amulettes que portent les jeunes garçons.
Source : Wikisource

Yan-Fou-Li Quand j’étais enfant en Chine

De fait, les dévots consomment eux-mêmes les offrandes présentées à l’idole, conciliant ainsi l’économie et la générosité.
L’idolâtrie en Chine n’est pas fondée sur la croyance que le bois, les pierres ou tous autres objets inanimés soient en eux-mêmes dignes d’adoration ; mais, selon la foi de la foule, des esprits y viennent établir leur séjour.
Ce que les Chinois des trois religions indigènes ont de commun, c’est l’extrême insouciance d’élever religieusement la jeunesse. Les trois grandes religions de la Chine n’ont rien qui ressemble à l’école chrétienne du dimanche.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature