Résumé

Charles Piton La Chine, sa religion, ses moeurs… (1902)

« Nous ne savons pas encore servir les vivants comme il faut, comment saurions-nous servir les morts ? » telle fut la réponse du maître. « Les morts ont-ils connaissance du culte que nous leur offrons? » s'enquit encore un de ses disciples. « Il n'y a aucune nécessité de le savoir à présent ; nous l'apprendrons plus tard, » répliqua Confucius. ». Un disciple inquiet, peut-être, au sujet du sort qui l'attendait après cette vie, lui demanda: « Ou'adviendra-t-il de l'homme après la mort? — Mais nous ne connaissons pas même la vie, à quoi bon nous soucier de la mort, » répondit le maître.
Source : Gallica

Charles Piton La Chine, sa religion, ses moeurs… (1902)

Le sentiment du péché ne pouvait pas être absent dans le coeur du Chinois; le besoin de pardon ne devait pas lui être étranger; les exigences de la justice immanente, qui se traduisent par la doctrine d'un jugement dans une vie future, s'imposaient aussi à sa conscience. Le culte des ancêtres, cette expression sublime de la piété filiale, s'opposait, il est vrai, à l'admission d'un châtiment venant à frapper, dans l'autre monde, le parent méchant. Les sacrifices que lui offraient les fils étaient censés lui assurer le bonheur dans son existence d'outre-tombe, tout autant qu'au bon.
Source : Gallica

Charles Piton La Chine, sa religion, ses moeurs… (1902)

Lorsque la pluie tarde à tomber et que votre riz risque de se dessécher, vos femmes ont l'habitude de crier vers le ciel : « Grand-père céleste, fais tomber de la pluie ! » Oui est ce grand-père céleste si ce n'est Dieu ? En l'appelant grand-père, vous reconnaissez qu'il est un Etre qui aime les hommes ; en l'invoquant comme vous le faites, vous lui attribuez un coeur qui compatit aux maux des hommes. En effet, il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Mais, la moisson terminée, à qui offrez-vous vos actions de grâce, le quatorzième jour du septième
Entrée d'un temple d'idole.
Source : Gallica

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