Résumé

Portrait de Chen Jitong Chen Jitong Les Chinois peints par eux-mêmes

Ces traits qui se croisent en tous sens, ces nuances du pinceau, ces pleins et ces déliés, toutes ces lignes droites, courbes, expriment et représentent les tours multiples de la pensée avec tout le fini d’une œuvre artistique.
Il y a dans cette méthode d’écriture appliquée aux langues un avantage qu’on ne peut constater en Occident que pour les langues parlées. Aux yeux des Européens la beauté d’une langue réside dans le son et il n’est pas rare d’entendre vanter l’harmonie d’un mot ou même d’une phrase. Mais ces manières d’être des mots ne se représentent pas par l’écriture.
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Portrait de Chen Jitong Chen Jitong Les Chinois peints par eux-mêmes

L’empire est semblable à une grande famille dont le chef souverain dirige tous les intérêts et maintient tous les droits avec l’autorité que les siècles de l’histoire lui ont léguée et que le respect des traditions a consacrée. Le jour où l’empire appellera par toutes les voix du peuple l’attention de ses gouvernants sur la nécessité d’un changement dans les institutions fondamentales de l’État, ces changements pourront s’effectuer sans secousse parce qu’ils ne seront pas inspirés par la passion, mais par le désir seul de maintenir la paix dans toutes les provinces.
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Il est très bon que l’ambition de la femme serve de prétexte au mari pour s’élever ; il est très bon aussi que le mari ait la satisfaction d’anoblir sa femme : ce sont des petits cadeaux qui entretiennent l’amitié, cette fleur rare du mariage dont les épines n’ont pas toujours des roses.
L’esprit du monde m’a paru surfait : je ne l’ai pas retrouvé dans le monde de l’esprit. Il se compose d’inutilités dont le charme ne s’impose pas. À première vue il plaît ; puis il lasse bientôt. C’est du bruit sans harmonie.
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