“ Ce mystérieux Fils du Ciel, cloîtré au fond de ses palais, invisible, silencieux, captif, peut-être, il est là, prosterné sous cette coupole jalouse, offrant les débris de son cœur, au Ciel sourd, au Ciel injuste. Tout à l’heure il apparaîtra sur le fond sombre du portique ; il traversera le parvis, descendra quelques marches jusqu’à son palanquin, et l’étranger attentif pourra, en cette minute précieuse, graver à jamais dans sa mémoire la vision surprise ! Ce n’est pas une curiosité banale qui l’attire, mais une sympathie respectueuse qui pressent et s’apitoie. ”
Fils du Ciel
Définition et enjeux
Le titre « Fils du Ciel » (tiānzǐ), utilisé par les empereurs chinois et d'autres souverains asiatiques, incarne la légitimité divine du pouvoir, fondée sur le « mandat du Ciel ». Ce concept, originaire de la dynastie Zhou, a inspiré des réflexions variées, comme chez Albert Bouinais, qui souligne la responsabilité du souverain envers la divinité, ou Augustin Crampon, qui évoque la divinité du Fils de Dieu dans les Évangiles.
P.-J.-J. Boudet, quant à lui, le réapproprie dans un cadre religieux. Ce titre, adopté en Asie du Sud-Est et au Japon, a structuré des systèmes politiques et administratifs, marquant l'influence du confucianisme sur la gouvernance.
Citations sur “Fils du Ciel”
Judith Gautier,
La Fille du Ciel
“ L’IMPÉRATRICE Mon fils !... Votre courage sera plus grand encore de me dire adieu. Et il faut vous montrer digne, déjà, de votre mission haute et surhumaine. Songez que vous n’êtes pas un enfant ordinaire. Sous votre chair de fleur, dans le délicat réseau de vos veines, une sève divine est enfermée ; la dynastie de la Lumière aboutit à vous seul. Ô mon bien-aimé 1 Vous êtes le Fils du Ciel. L’enfant, très pensif, baisse la tête. PRINCE-FIDÈLE Levez le front, ne le courbez pas devant l’éblouissement du nom lumineux de vos ancêtres. ”
“ C’est le sang de ce fils, versé sur la croix, qui efface les péchés, réconcilie avec Dieu toute créature et fait régner la paix au ciel et sur la terre. Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né des créatures ”
P.-J.-J. Boudet, Le Baptême (du duc de Bordeaux… (1821)
“ Que la source du Ciel, par un, second prodige, De l'arbre des Bourbons régénère la tige ! Celle qui d'un souris rend le Ciel indulgent, Et fit connoître au monde un dieu dans un enfant, Nous apparoît d'en haut comme ta protectrice : Fils des Rois! ”
Albert Bouinais,
La France en Indo-Chine, par A. Bouinais…
(1886)
“ En cas de malheurs publics, le Fils du Ciel, se considérant comme responsable envers la divinité, s'humilie devant elle, confesse humblement ses fautes dans des actes publics, ordonne des jeûnes et fait des sacrifices propitiatoires. ”
Joséphine-Marie de Gaulle, Perles de la littérature contemporaine… (1870)
“ Dans ces jours de deuil et de désespoir, quand le départ des conscrits faisait couler autant de pleurs qu'on en eût pu verser à leurs funérailles, une vocation ecclésiastique bien prononcée dans une famille, était, humainement et religieusement parlant, la plus douce consolation que le Ciel pût lui envoyer; mais aussi rien ne navrait un coeur de mère et surtout un coeur de mère pauvre, veuve et pieuse, comme le pas rétrograde de son fils au moment de mettre le pied dans le sanctuaire. ”
Augustin Crampon,
Bible Crampon 1904
“ « Je t’adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu ? » 64 Jésus lui répondit : « Tu l’as dit ; de plus, je vous le dis, dès ce jour vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » 65 Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : «Il a blasphémé, qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez d’entendre son blasphème ; que vous en semble ? » 66 Ils répondirent : « Il mérite la mort. » ”
Marie-Louise Frossard, enfant de Marie… (1884)
“ Comme l'étoile qui brille au firmament nous fait lever les yeux au Ciel et nous rappelle que c'est là notre patrie, ainsi tu nous montres le divin Tabernable, qui ne renferme rien moins que le Ciel, et tu nous répètes à chaque instant avec une constance, avec un zèle incomparable : Il est là. il vous attend. venez à lui. Que de fois, cette parole si entraînante, tu l'as fait entendre à quelqu'un des fils rebelles et malheureux de ce Père si plein de tendresse ! ”
Modeste Gruau de La Barre, Les Visions d'Ésaïe et la Nouvelle Terre… (1854)
“ Jean, Chap. VIII, v. 28. lorsque vous aurez élevé le fils de l'homme, alors vous connaîtrez ce que je suis." Notre Seigneur voulait leur faire entendre que ce fils de l'homme, qui était son corps terrestre, n'était pas lui; qu'il leur avait dit que lui était descendu du Ciel; que lui, c'était son esprit dont Dieu était le Père; que les hommes n'avaient de puissance que sur son corps de chair, et qu'ils le comprendraient quand, après la mort de ce corps, il se ferait voir à eux, et remonterait au Ciel sous leurs yeux. ”
Saint Augustin,
Les Confessions
(401)
“ Et que n’ai-je pas dit sur le ciel du ciel, sur la terre invisible et sans forme, sur cet abîme de ténèbres, qui serait livré à toutes les tourmentes de l’informité spirituelle, s’il ne se fût fixé devant Celui par qui il était vie quelconque, et dont la lumière allait répandre sur cette vie la forme et la beauté, pour qu’elle devînt ce ciel du ciel, créé depuis, et résidant entre les eaux ? Et déjà, par ce nom de Dieu, j’atteignais le Père, qui a tout fait, par celui de Principe, le Fils en qui il a tout fait ; ”
Pierre de Bérulle,
Les oeuvres de l'éminentissime et reverendissime Pierre cardinal de Bérulle…
(1644)
“ Et comme elle est releuée du Ciel par le témoignage exprès du Verbe eternel, il faut que le Ciel mesme nous en releue le lens & l'intelligence, & que le Pere qui est aux Cieux nous déclaré la Grandeur de son Fils, & la grandeur de la naissance de son Fils, & la Grandeur qui est propre au Pere en la naissance de son Fils, Grandeurs cachées & comprises en ce peu de paroles. ”
Abbé Rigaud, Souvenirs de Jérusalem, par le R. P. Rigaud… (1866)
“ Alors le-Signe du Fils de l'Homme paraîtra dans le Ciel; alors aussi toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine , et elles verront le Fils de l'Homme venir sur les nuées du Ciel avec une grande puissance et une grande gloire. ”
Louis-Mayeul Chaudon, Anti-dictionnaire philosophique… (1775)
“ Une étoile nouvelle brille dans le Ciel du côté de l'Orient. Le tems de sa mission étant arrivé , Dieu le reconnoît publiquement pour son fils. Le Ciel s'ouvre à son Baptême; l'Esprit-Saint descend sur sa tête en forme de colombe , & une voix céleste fait entendre à un peuple immense ces paroles; celui-ci est mon Fils bien aimé en qui je me plais uniquement. Des possédés délivrés, des malades guéris, des morts ressuscités font les signes du nouveau Messie qui se montre par-tout le Maître autant que le Rédempteur de la nature. ”
Jean Martianay, Méthode sacrée pour apprendre à expliquer l'Écriture par l'Écriture mesme… (1716)
“ Du Ciel, ou des hommes? Quand le Fils de Dieu demande d'où venoit le Baptême de S. Jean, il veut sçavoir du propre aveu des Juifs, Il c'étoit Dieu, le Ciel, qui l'avoit ordonne ; ou si c'étoit Jean qui l'avoir inventé. L'autre passage où Dieu est nommé Ciel, se lit dans S. Luc, chap. 15. verset 18. où l'enfant prodigue dit : Il faut que je me leve, & que j'aille trouver mon Pere.. & que je lui dise: J'ai péché contre le Ciel , & contre vous. C'estdire, j'ai peché contre celui qui est appellé Ciel, contre Dieu, mon Pere celeste, & contre vous qui êtes le Pere de ma chair. ”
Jean-Claude Grand, La Vie du serviteur de Dieu Pierre Labelle… (1835)
“ Le Ciel, qui destinoit leur fils pour être la gloire de leur mariage, le protégea visiblement durant l'enfance; car s'élant laissé tomber h l'âge de trois ans dans un puits très-profond, proche de la maison de la Cure, il fut tiré des eaux sain et sauf, comme un autre Moïse, pour être dans la suite comme lui, un fidèle Conducteur du peuple de Dieu. ”
Charles Raison fils, La veillée du Poete
“ Toi qui livres aux vents les chagrins de la vie, Horace, conduis-moi sous ton ciel toujours pur, Aux bois de Lucretile, aux vergers de Tibur ; Des fleurs qui vivent peu couronne-toi la tête, Et parle de la mort au milieu d’une fête. Hâte-toi de jouir : il n’est rien de certain. Les roses d’aujourd’hui, dois-tu les voir demain ? Du banquet des plaisirs vole au champ de la gloire, Et montre-moi César sur son char de victoire ; Puis, bientôt, consacrant ta muse à ton rival, Sache en le célébrant devenir son égal. ”
Marie Keller, Marie Keller, en religion soeur Catherine du Sacré-Coeur… (1884)
“ Mais le Ciel ! ma Mère, le Ciel ! que ce sera meilleur encore!. Ce seul mot me fait tressaillir, m'élancer! Il est pour mon âme d'une douceur enivrante , d'une force irrésistible ; il me nourrit et me brûle tout ensemble. Le Ciel, c'est notre chez nous, c'est la demeure, le palais, le royaume éternel de notre Époux. Le Ciel, c'est le lieu propre de l'amour, le lieu de la possession ! Je crois que la terre rapetisse tous les jours avec tout ce qui est d'elle et à elle, et je sens aussi que tous les jours Jésus dilate mon cœur et mon âme par la surabondance de sa vie et le feu de son amour. ”
Jean-Baptiste Massillon,
Sermons et morceaux choisis de Massillon
“ Je ne vous dis pas que c’est un usage reçu, que l’ordre de la naissance, ou les intérêts de la fortune décident toujours de nos destinées, et règlent le choix du siècle ou de l’Église, de la retraite ou du mariage. Mais la vocation du Ciel, ô mon Dieu ! prend-elle sa source dans les lois humaines d’une naissance charnelle ? On ne peut pas tout établir dans le monde, et il serait triste de voir prendre à des enfants des partis peu dignes de leur rang et de leur naissance. ”
Alexandre Dumas,
Le Fils du forçat
“ Nous répondrons au lecteur qu’on ne choisit pas ses maîtresses ; le Ciel nous les donne, et, laides ou infidèles, on les aime telles que le Ciel nous les a mises au bras. ”
Jean Macé,
Histoire d'une bouchée de pain
(1867)
“ Si petite que vous soyez, vous pouvez déjà comprendre par là qu'il y a au-dessus de vous quelque chose qu'il faut respecter. Le bon Dieu que votre maman vous fait prier tous les soirs, en joignant les mains, n'est pas si loin de vous que vous pourriez vous l'imaginer. Ce n'est pas un être fantastique, relégué tout au fond de cet espace inconnu que les hommes ont appelé le Ciel, pour lui donner un nom. Si sa main toute-puissante s'étend ainsi jusque dans les moindres recoins de votre corps, sa voix parle aussi dans votre cœur, et ce qu'elle dit, il faut l'écouter. ”
Jean-Éléonore-Arsène Chevroton, Vie de Mgr Cuénot, évêque de Métellopolis… (1870)
“ Pourquoi le monde lient-il si peu à ce qu'il y ait plus ou moins d'âmes au Ciel, d'enfants de Dieu, héritiers de son royaume, frères et cohéritiers de Jésus-Christ? Parce qu'il ne connaît ni Dieu ni l'homme. ”
Marie-Louise Frossard, enfant de Marie… (1884)
“ Que sera-ce donc au Ciel ? Ah ! le Ciel, c'est mon unique rêve ; c'est là que, lorsque je me sens fatiguée, attristée, je reporte mes pensées; c'est là qu'est mon cœur, puisque c'est là qu'est mon Jésus. Le Ciel, c'est déjà ma vie en espérance, en désir; le Ciel,c'est ma patrie où mon Bien-Aimé m'attend. ”
Jacques-Antoine de Révéroni Saint-Cyr, Pauliska, ou la Perversité moderne (1798-1799)
“ Pour te pénétrer de ses soins, par une inspiration du Ciel, je vais l’imiter sous tous les points ; car une mère seule peut entreprendre ce que je hazarde et courir d’aussi grands dangers. » En disant ces mots, elle me serrait fortement contre elle. « D’abord, quoique l’obscurité te les dérobe, tu connais mes yeux, tu as vu leur regard tendre toujours fixé sur toi, pour veiller sur ton enfance ; donne-leur le baiser de la reconnaissance, le Ciel le permet. » ”
Marie Keller, Marie Keller, en religion soeur Catherine du Sacré-Coeur… (1884)
“ Oui, vraiment, je connais trop le Ciel pour que je puisse goûter les joies de la terre. Le Ciel est la patrie des vierges; c'est pourquoi la terre ne comprend rien à la virginité, et c'est pourquoi aussi les vierges ont toujours eu la nostalgie du Ciel; et je crois qu'il y en a beaucoup plus qu'on ne pense qui sont mortes d'amour et de désir. Je me cache dans votre âme de Mère. ”
Marie Keller, Marie Keller, en religion soeur Catherine du Sacré-Coeur… (1884)
“ Jésus est là, je suis remplie de lui. J'ai l'enivrante certitude que chaque jour m'apporte un degré de vie, d'union et d'amour. Notre Bien-Aimé agit perpétuellement en mon âme, et, dans sa ravissante miséricorde, en privant mon activité des moyens de se produire extérieurement, il la concentre tout entière sur ce foyer d'action intérieure et divine qu'il est lui-même en moi. Je suis avec les anges, avec les vierges, avec nos saints; je ne vois plus que le Ciel, le Ciel qui semble me sourire, et vers lequel m'emportent toutes les aspirations de mon âme. Oh ! le Ciel ! ma Mère, le Ciel! ”
Guillaume Meignan,
Discours prononcé à la cérémonie du mariage de M. Ferdinand d'Arragon avec Melle Eugénie-Louise Desbordes…
(1876)
“ Sans doute, le jour où deux âmes se jurent devant Dieu, dans la sincérité de leur cœur, une affection immortelle, le Ciel, à leurs yeux inexpérimentés et ravis, semble pur et sans nuage, l'avenir se dore pour eux des rayons du bonheur et de l'espérance ”
Marie-Louise Frossard, enfant de Marie… (1884)
“ Que sera-ce donc que le Ciel, si déjà ici-bas on peut éprouver tant de bonheur! Donnez-le moi ce beau Ciel où j'aspire, ce Ciel des Vierges; donnez-le moi bientôt. Toute la journée je n'ai cessé de penser à la mort, et ce doux penser ravissait mon cœur. ”
Isaac de Benserade,
La Mort d’Achille et la dispute de ses armes
“ Foible, & trop lâche esprit à la frayeur ouvert, Me puis-je pas sauver, si le Ciel ne me perd ? S’il veut qu’avec mes jours ma gloire se consomme, Le Ciel n’est-il pas Ciel, & ne suis-je pas homme ? ”
Notice sur Ch.-A.-Léopold Pardriau… (1858)
“ Tout à coup, au moment où elles sont le plus chéries, sans qu'il s'en révèle — 35 — aucune cause extérieure, ces créatures idéales sont touchées par un souffle mortel ; leur enfance s'étiole, se penche vers la terre, tandis que leur âme mûrit dans la souffrance, que leur front semble s'élargir et que leurs yeux regardent plus souvent le Ciel. Enfin arrive le jour où ils s'y envolent, des bras d'un père et d'une mère éplorés, anges que le Ciel prête à la terre, qu'il y envoie remplir une mission mystérieuse, et puis qu'il rappelle, cette mission finie, dans leur patrie véritable. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Et qu’on ne trouve point ridicule que nous donnions à Dieu un fils. Car ce que nous croyons de Dieu le père ou de son fils ne ressemble point aux inventions fabuleuses de ces poëtes qui ne font pas leurs dieux meilleurs que les hommes. Mais le fils de Dieu est le Verbe, la pensée et la vertu du Père ; car tout a été fait par lui et avec lui, puisque le Père et le Fils ne sont qu’un. Or, comme le Père est dans le Fils, et le Fils dans le Père, par l’unité et la vertu de l’esprit, il s’ensuit que le Fils de Dieu est la pensée et le Verbe du Père. ”
Marie Keller, Marie Keller, en religion soeur Catherine du Sacré-Coeur… (1884)
“ DICTÉ A SA SŒUR CÉCILE 9 octobre 1878. Nous possédons tout ce que le Ciel a de plus intime, celui qui est l'objet éternel des complaisances de son Père, la joie du Saint-Esprit, le fruit béni de Marie, celui qui met les bienheureux en extase et qui ravit les anges. Ce trésor incomparable du Ciel, nous le possédons : et comment la terre pourrait-elle encore nous charmer? N'est-il pas bien naturel que notre âme, emprisonnée dans cette terre d'exil, retenue par les chaînes de notre corps, aspire sans cesse à se dégager de ces obstacles, à se dilater enfin dans la possession de l'Infini? ”
Collectif, Lectures romanesques
“ « Notre père... qui êtes au ciel »... qui est-ce, ce père, bon ami ? — C’est Dieu, mon enfant... Dieu qui est le père de tous les hommes... Dieu, mon enfant, est notre père dans les cieux, comme notre père visible l’est sur la terre. — Ainsi, dit l’enfant pensif, nous avons deux pères... l’un qui est au ciel et qui est le père de tous ; et puis chaque enfant a encore un père sur la terre... — Oui, mon enfant : c’est bien cela, dit le moine étonné qu’une telle question eût pu germer dans l’esprit de ce petit être. ”
Marie Keller, Marie Keller, en religion soeur Catherine du Sacré-Coeur… (1884)
“ Je suis de Votre Grandeur la fille humblement reconnaissante, et qui sera bientôt votre enfant du Ciel. SŒUR CATHERINE DU SACRÉ-CŒUR. 25 octobre 1878. Aujourd'hui je suis plus saisie que jamais à la pensée que ce ne sera pas bien long. Bientôt je serai au Ciel. Que je suis heureuse de partir!. Le mal du pays va toujours en augmentant. C'est un mal dont on ne peut pas guérir, et on en meurt. ”
Élie Georges Davet, Catéchisme poétique de la jeunesse (1926)
“ Point de ce bien grossier, qui, sorti de la terre, Y retourne, s'y rouille et retombe en poussière. Que toute volonté se tourne vers le Ciel, Et commence ici-bas son hommage éternel ; Qu'à tout moment du jour monte notre prière Jusqu'à Dieu. Tel, l'enfant qui s'adresse à son Père Tout-Puissant, et qu'il sait en même temps très bon. ”
Notice sur la Révérende Mère Anne-Ide-Marie de Solages… (1879)
“ Mais le Ciel n'était point touché de nos prières, de notre douleur et de nos larmes : les remèdes étaient sans efficacité, et nous eûmes bientôt la triste certitude de perdre celle qui, à tant de titres, possédait nos cœurs qui lui avaient voué tous leurs plus tendres sentiments d'affection et de reconnaissance ! Il tardait à Dieu de couronner cette vie de dévoûment, de sainteté, de généreux sacrifices: la terre et le Ciel semblaient se la disputer : le Ciel eut la victoire ”
Léandre Poitou, Vie de M. Pierre Aumaitre, prêtre du diocèse d'Angoulême… (1877)
“ Le Ciel est une première communion qui dure toujours, par le bonheur qu'il ressentit, combien ne dut-il pas dès lors soupirer après la céleste patrie ! Son âme était affermie pour toujours dans l'amour de Notre Seigneur Jésus-Christ. ”
