Albert Bouinais

Élements biographiques

Portrait de Albert Bouinais Albert Bouinais,  De Hanoï à Pékin : notes sur la Chine (1892)

“ « Vous avez conquis le Tonkin sur les Chinois et non sur les Annamites, comme vous le pensez à tort : si donc vous voulez conserver ce pays et en tirer tout le profit que vous êtes en droit d'en attendre après l'avoir fécondé de votre sang et de votre argent, prenez garde à la Chine. Sachez trouver un modus vivendi pour entretenir des relations amicales avec elle, mais n'oubliez pas qu'elle vous considérera toujours comme un ennemi voisin et dont il faut se défier. »
Nous ne croyons pas, pour notre part, que la Chine menace jamais l'Europe d'une invasion.
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Bouinais Albert Bouinais,  La France en Indo-Chine, par A. Bouinais… (1886)

“ La France, dit-on, n'a pas d'exubérance de population et c'est un obstacle insurmontable à la fondation des colonies. Mais l'objection n'est pas décisive. On ne trouve pas 120,000 Anglais aux Indes et il n'y a pas plus de 35,000 Hollandais aux îles de la Sonde. Une colonie d'exploitation comme la Cochinchine ou le Tonkin n'a pas besoin d'une grande immigration.
Le véritable nerf de la colonisation, c'est plus encore l'argent que les émigrants. La France possède des capitaux à foison; elle les fait volontiers voyager ; sa main confiante les dissémine aux quatre coins de l'univers.
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Bouinais Albert Bouinais,  De Hanoï à Pékin : notes sur la Chine (1892)

“ Une Chine militaire répugnerait à tout le passé, à toutes les traditions, à tous les préjugés, à tous les instincts de ses peuples. Le colonel Boüinais nous explique, en outre, comment ni l'état des finances ni le système d'impôts dans l'empire ne se prêtent à une telle transformation.
La Chine, abandonnée à elle-même, resterait un pays pacifique, le pays des mandarins et des examens, tenant le militaire en dédain, craignant la mer, le pays où, dans les rues des villes, les gamins courent voir passer les cortèges de bacheliers, au lieu d'emboîter, comme chez nous, le pas aux régiments.
”
Source : Gallica

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