Thanh Hoa

Définition et enjeux

Hippolyte Le Breton La province de Thanh-Hoa (1924)

Il n'est pas une roche pittoresque qui ne récèle sa légende. Ses bois défendent les vestiges des capitales déchues. Dans le cirque de ses montagnes se dressent encore les noires murailles élevées par les seigneurs Hô. Il n'est pas un carrefour qui n'ait retenti du choc des armes, les Chams parcoururent ses plaines, les Ailaotiens descendirent ses étroites vallées, et aux fastes des annales du Bai-Nam vinrent se mêler les hauts faits de nos soldats. »
« La province de Thanh-hôa explique et fait mieux comprendre Huê. Elle est l'« Ile-de-France » de l'Annam...»
Source : Gallica

Hippolyte Le Breton La province de Thanh-Hoa (1924)

Après avoir chassé les autochtones jusque dans les montagnes de l'ouest, ils s'accumulèrent dans le riche delta du Sông-Ma et empiétèrent peu à peu sur la moyenne région. Comme les Tonkinois, les habitants du Thanh-hôa sont plus grands et plus fortement musclés que les Annamites fixés au Sud du Hoành-son, limite naturelle du Nord et du Centre Annam. La linguistique, les moeurs, les coutumes montrent encore que l'habitant du Thanh-hôa se rattache au Tonkinois et non aux Annamites de Hué.
Source : Gallica

Hippolyte Le Breton La province de Thanh-Hoa (1924)

Un roi du Lâm-àp, Pham-dirong-Mai, attaqua le Ciru-chon et le Nhut-Nam (Nghê-an) avec des forces importantes de terre et de mer. Il fut battu par Dàn-hôa-Chi, Thich-sir de Giao.
Au VIIe siècle le Giao-Chî est sous la domination des Dirông. Le Thanh-hôa s'insurge contre l'autorité de cette dynastie chinoise. Les rebelles étaient commandés par LêNgoc, qui, sous la dynastie précédente, celle des Tùy, fut Gouverneur du Âi-châu (Thanh-hôa) et plus tard du Giaochâu (Tonkin) . Il se donna le titre d'Empereur. Son règne de dura que huit ans.
Source : Gallica

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