Résumé

Alfred Schreiner Abrégé de l'histoire d'Annam , par Alfred Schreiner (1906)

On objecte bien que les Annamites n'ont, à travers les siècles, fait faire aucun progrès à la civilisation chinoise. Les arts et les sciences sont toujours restés chez eux fort au-dessous de ce qu'ils étaient en Chine. Soit, mais s'ils n'ont suivi que de loin le mouvement, ils n'ont pourtant jamais cessé de le suivre ; et s'ils n'ont rien créé, guère inventé, la faute en est uniquement à leur habitat. L'Annam, royaume indépendant ou gouvernement chinois, ne pouvait, par lui-même, que peu changer aux conditions sociologiques imposées par la nature.
Source : Gallica

Alfred Schreiner Abrégé de l'histoire d'Annam , par Alfred Schreiner (1906)

« Son amour pour la civilisation sino-annamite, disent-ils, au lieu de le prémunir contre les agissements toujours si pleins de duplicité des mandarins le disposaet à accorder aux paroles de ceux-ci une foi profonde, contre laquelle se serait tenu en garde un officier moins versé dans les lettres orientales et plus prévenu contre la fourberie des diplomates de la Chine ou des pays de civilisation chinoise. »
D'abord, nul Européen versé dans les lettres orientales n'a eu ni ne peut avoir d'amour pour une civilisation incapable de soutenir aucune comparaison avec la nôtre.
Source : Gallica

Alfred Schreiner Abrégé de l'histoire d'Annam , par Alfred Schreiner (1906)

La mentalité européenne ne se l'ut jamais accommodée de ce misérable subterfuge, elle eut crié à la trahison dès la première heure, et les armes eussent décidé du sort des partis. C'est que la race blanche attache, non sans raison, une importance capitale à l'honneur, à la parole donnée, choses que la race jaune commence seulement à entrevoir. Le manque de loyauté dans les affaires politiques et militaires a valu, tant aux Chinois qu'aux Annamites, la plus grosse part des déboires et des malheurs dont ils rejettent la faute sur les Européens.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature