Louis d' Estampes

Résumé

Louis d' Estampes Sur les bords du fleuve Rouge… (1889)

Le propos railleur devient un ordre, et la ville est ouverte. A six heures du soir, le général entre dans la pagode royale. Il est au centre de la citadelle; ses soldats lui font une ovation splendide et l'acclament aux cris de : Maolein! maolein! ce qui, en annamite, veut dire : Va vite, qui va vite.
L'enthousiasme est immense; puis, la nuit venue, le silence se fait peu à peu ; la victoire ne dispense pas du sommeil. Seul le chef veille, et, s'il est fier du succès de la journée, son coeur n'est pas exempt d'angoisses.
Source : Gallica

Louis d' Estampes Sur les bords du fleuve Rouge… (1889)

Chaque champ est entouré d'un petit cordon de terre qui sert tantôt à le protéger contre les inondations, tantôt à y retenir l'eau quand le riz a besoin d'être baigné. La plaine rayée de ces innombrables talus ressemble à la plaque de cuivre que l'ouvrier prépare pour y verser l'émail. Des digues destinées à contenir le fleuve aux hautes eaux, des levées qui portent les chemins conduisant d'un village à un autre, forment les principales nervures de ce lacis sous lequel les industrieux paysans ont enserré le sol nourricier.
Source : Gallica

Louis d' Estampes Sur les bords du fleuve Rouge… (1889)

Fermés par des haies de bambous d'un vert noirâtre, ils mettent de larges taches d'ombre sur la plaine, que le soleil éclabousse de sa poussière d'or. La colonne marche toujours d'un pas égal. Soudain des coups de fusil se font entendre dans la direction du Pont-de-Papier. Des panaches de fumée blanche flottent là-bas, d'où les coups sont partis, et empêchent de voir qui les tire ; puis la fusillade devient violente, les balles sifflent au-dessus de la voiture du commandant, qui met pied à terre ainsi que ses officiers, les chevaux effrayés ne tenant plus en place.
Source : Gallica

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