Charles Raison fils

Résumé

Charles Raison fils La veillée du Poete

Toi qui livres aux vents les chagrins de la vie,
Horace, conduis-moi sous ton ciel toujours pur,
Aux bois de Lucretile, aux vergers de Tibur ;
Des fleurs qui vivent peu couronne-toi la tête,
Et parle de la mort au milieu d’une fête.
Hâte-toi de jouir : il n’est rien de certain.
Les roses d’aujourd’hui, dois-tu les voir demain ?
Du banquet des plaisirs vole au champ de la gloire,
Et montre-moi César sur son char de victoire ;
Puis, bientôt, consacrant ta muse à ton rival,
Sache en le célébrant devenir son égal.
Source : Wikisource

Charles Raison fils La veillée du Poete

D’amener les plaisirs, de chasser le chagrin,
De verser sur nos maux un baume salutaire,
Et de nous rendre heureux au sein de la misère ?
Homère est à la fois aveugle, abandonné :
Qui pourra soulager Homère infortuné ?
Les merveilles, l’éclat, le spectacle du monde,
Il perd tout... il lui reste une muse féconde :
Tout renaît à sa voix ; et bientôt l’univers,
Qui n’est plus rien pour lui, va revivre en ses vers.
Source : Wikisource

Charles Raison fils La veillée du Poete

D’autres, des vains plaisirs poursuivent la folie.
Parasites brillants au festin de la vie ;
Venez, entourez-moi, poëtes immortels,
Venez m’associer à vos chants solennels ;
Et toi, feu créateur, toi, puissante harmonie,
Faites-moi partager les transports du génie.
Muse du Sinaï, d’Oreb et du Thabor,
Descends avec Milton, et sur ta lyre d’or.
Par tes accents divins enchante mes oreiller ;
De la création étale les merveilles,
La pompe de l’Eden et du jeune univers
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature