Charles Raison fils, La veillée du Poete
“ Toi qui livres aux vents les chagrins de la vie, Horace, conduis-moi sous ton ciel toujours pur, Aux bois de Lucretile, aux vergers de Tibur ; Des fleurs qui vivent peu couronne-toi la tête, Et parle de la mort au milieu d’une fête. Hâte-toi de jouir : il n’est rien de certain. Les roses d’aujourd’hui, dois-tu les voir demain ? Du banquet des plaisirs vole au champ de la gloire, Et montre-moi César sur son char de victoire ; Puis, bientôt, consacrant ta muse à ton rival, Sache en le célébrant devenir son égal. ”
