Théodore Désorgues

Résumé

Théodore Désorgues Les Jeux d’Elbéquier

Là, ton pinceau vainqueur traça pour tous les âges
Les revers d’un autre Ilion.
Là, parmi les guerriers tu peignis Telamene,
D’Alexandrie en deuil protégeant les remparts,
De la beauté captive adoucissant la chaîne,
Et dérobant à la flâme inhumaine
Du génie outragé les chefs-d’œuvres épars.
Le vainqueur de Mourad vers Alamon s’avance,
D’un glaive étincelant il arme son côté,
Et posant sur son front le laurier mérité,
Il couronne à la fois son art et sa vaillance.
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Théodore Désorgues Les Jeux d’Elbéquier

Il chante l’hymne du vainqueur.
Enflamés par sa voix les héros de la France
Préludent dans leurs jeux à l’assaut de Bysance,
Et pensent du croissant affranchir ses remparts :
Mais avant de tenter cette illustre conquête,
Ils veulent dans Alep porter leurs étendarts ;
Ils en tracent le siège et mêlent à leur fête
Les apprêts imposans de Mars.
Ici des monts voisins une flotte nouvelle
Descend, et d’Aboukir reparant les revers,
Reçoit une élite fidelle,
Qui du Nil étonné s’élance au sein des mers.
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Théodore Désorgues Les Jeux d’Elbéquier

Il vole aux bords du Nil sous les mêmes drapeaux,
Atteint d’une large blessure,
Il reprend sa fidelle armure,
Et court à des périls nouveaux.
Près de lui j’apperçois un enfant du Parnasse,
Élève du Virgile et du Zeuxis français,
Formé par les leçons et d’Homère et du Tasse,
Il cherche dans la guerre un troisième succès :
Oh ! combien son ame jalouse
S’enflamme à l’aspect des guerriers.
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