Théodore Désorgues, Voltaire, ou le Pouvoir de la philosophie
“ Il gémit, rend hommage au génie outragé,Et s’écrie en tombant, Le grand homme est vengé !Il meurt ; et les Romains traînent l’horrible idoleComme ils traînaient les rois au pied du Capitole.Dans le temple aussitôt, le char victorieuxS’avance, et mille cris font retentir les cieux,Sur l’autel où du sage on pose la poussièreLe vieillard élevant le flambeau de Celliere :Il n’est plus, nous dit-il, ce monstre audacieuxQui rangeait sous ses lois et la terre et les cieux,Qui de poignards sacrés armait la tyrannie,Et jusques dans la tombe insultait au génie. ”
