Résumé

Portrait de Edme-François Jomard Edme-François Jomard Remarques au sujet de la notice de M. Fresnel sur les sources du Nil (1849)

C'est alors seulement qu'on connaîtra dans sa vaste étendue tout le bassin du Nil, depuis le pays qui sépare à l'ouest le Dârfour du Ouadây jusqu'aux montagnes qui bordent le golfe Arabique, et depuis la Méditerranée jusqu'aux approches de l'équateur. Dans tous les cas, il résultera incontestablement de cette détermination que le Nil a un cours bien plus long que le Mississipi et l'Amazone, et qu'il est de beaucoup le plus grand fleuve du globe.
Source : Gallica

Portrait de Edme-François Jomard Edme-François Jomard Remarques au sujet de la notice de M. Fresnel sur les sources du Nil (1849)

En effet, notre célèbre voyageur et collègue, M. Antoine d'Abbadie, se trouvant, après celte expédition, dans les pays d'Énaréa et de Caffa, découvrit et détermina la source d'une grande rivière qu'il considéra comme étant la même que celle qui rejoint le Bahr el-Abyad de M. d'Arnaud, vers le 4e degré de latitude, et par conséquent il était autorisé à regarder cette source comme la tête du Nil Blanc. M. Fresnel et beaucoup d'autres savants, entre autres M. Ayrton, adoptent cette opinion, contredite d'ailleurs par un autre célèbre voyageur en Abyssinie, M. le docteur Beke.
Source : Gallica

Portrait de Edme-François Jomard Edme-François Jomard Remarques au sujet de la notice de M. Fresnel sur les sources du Nil (1849)

Cette prétendue communication a été l'objet de bien des recherches, et les savants n'ont pu s'accorder : seulement on convient que les mots de ba dans l'Occident, de bahr à l'Orient, sont appliqués à toute grande eau, lac, fleuve ou rivière ; que le mot de nil lui-même est un terme générique, et que ces mots peuvent tromper le voyageur qui recueille des informations.
Source : Gallica

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