Nikolaï Nekrassov traduit par F. Brouez, La Société nouvelle
“ XXIX Ayant fini son travail accoutumé, rassemblé le bois sur la charrette, elle prit les guides et voulut se remettre en route, la veuve. Mais elle resta de nouveau songeuse, elle prit machinalement sa hache et, avec des pleurs entrecoupés, s’approcha d’un grand pin. Ses jambes fléchissaient, son âme était excédée de chagrin : une accalmie se fit dans son désespoir, elle tomba dans une léthargie dangereuse ! Elle s’appuie au tronc, à peine vivante, sans pensées, sans gémissements, sans larmes. Un silence de tombeau dans la forêt. La journée est sereine, la gelée durcit. ”
