Arthur Conan Doyle

Arthur Conan Doyle

Résumé

Portrait de Arthur Conan Doyle Arthur Conan Doyle Jim Harrison, boxeur

Je me souviens qu’une fois seulement, au cours de ces années passées au village, le champion Harrison me laissa entrevoir un instant quelle sorte d’homme il avait été jadis.
Par une matinée d’été le petit Jim et moi étions debout près de la porte de la forge, quand une voiture privée, avec ses quatre chevaux frais, ses cuivres bien brillants, arriva de Brighton avec un si joyeux tintamarre de grelots que le champion accourut, un fer à cheval à demi courbé dans ses pinces, pour y jeter un coup d’œil.
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Portrait de Arthur Conan Doyle Arthur Conan Doyle Jim Harrison, boxeur

Mais moi, j’avais à la fois le pouvoir et le désir et lorsque sa vie aurait été flétrie, lorsqu’il aurait été chassé comme un chien de son régiment, de ses clubs, le moment serait peut-être venu pour moi de m’y prendre d’une autre façon avec lui.
— Ambroise, dit mon oncle, vous êtes un profond scélérat.
— Nous avons tous notre manière de sentir, monsieur, et vous me permettrez de vous dire qu’un valet peut être aussi sensible à un affront qu’un gentleman, bien qu’il lui soit interdit de se faire justice par le duel.
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Portrait de Arthur Conan Doyle Arthur Conan Doyle Jim Harrison, boxeur

Mon oncle me toucha l’épaule et nous allions partir, lorsque Ambroise, ayant remis le masque de bronze sur ses ardentes passions, s’approcha de lui avec respect.
— Je vous demande pardon, Sir Charles, mais je suis très choqué de voir votre cravate...
— Vous avez raison, Ambroise, Lorimer fait de son mieux, mais je n’ai jamais pu trouver quelqu’un qui vous remplace.
— Je serais fier de vous servir, monsieur. Mais vous devez reconnaître que Lord Avon a des droits antérieurs. S’il consent à me rendre ma liberté...
— Vous pouvez partir, Ambroise, vous le pouvez.
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