Louis Hémon,
Maria Chapdelaine
“ Ce froid, cette neige, cette campagne endormie, l’austérité des arbres sombres, Maria Chapdelaine avait connu cela toute sa vie ; et maintenant pour la première fois elle y songeait avec haine et avec crainte. Quels paradis ce devaient être ces contrées du sud où l’hiver était fini en mars et où dès avril les feuilles se montraient ? Au plus fort de l’hiver l’on pouvait marcher sur les chemins sans raquettes, sans fourrures, loin des bois sauvages. Et dans les villes, les rues... ”
