Résumé

Louis-Joseph Papineau Discours à l’assemblée du marché Bonsecours

S’il vous laisse vivre, c’est dans le but de votre sanctification, non dans celui de votre perdition ; et vous perdrez vos âmes, si vous êtes parjures. Vous avez promis à Dieu, à l’Église et à la France, de leur donner ici une société régénérée, et une France nouvelle. Hommes de peu de foi, doutez-vous que, si Dieu veut vous sauver, il le peut. S’il nous laisse tuer, ce ne sera que parce que dans sa bonté il voudra abréger nos souffrances, et nous récompenser, quoique je craigne que nous n’ayons pas encore mérité tant de bonheur.
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Louis-Joseph Papineau Discours à l’assemblée du marché Bonsecours

Oui, Messieurs de l’Institut-Canadien et Messieurs de l’Association canadienne des townships, j’applaudis de grand cœur à votre proposition, au patriotisme éclairé qui vous l’a inspirée, à l’habile organisation que vous allez nous proposer d’adopter, aux persévérans et généreux efforts, par lesquels vous accomplirez votre sainte mission. Comme les mots Dieu et charité contiennent le symbole le plus concis de nos devoirs religieux, de même les mots honneur, patrie et nationalité contiennent le principe des plus hautes vertus civiles, le symbole le plus concis de nos premiers devoirs de citoyen.
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Louis-Joseph Papineau Discours à l’assemblée du marché Bonsecours

Nous sommes de bonne foi, et souhaitons être crus de bonne foi ; faisons la même allouance aux autres. On ne les recherche pas, quand il n’est pas agréable, de ne causer que pour débattre et quereller. On ne les fuit pas quand, on a confiance en sa cause et en soi.
Comme politique, je répète que l’accord et l’affection entre notre clergé et nous a été, et sera toujours, l’un des plus puissants éléments de conservation de notre nationalité. À mesure qu’il grandit en mérite, et en services plus grands et plus nombreux, notre dette de reconnaissance pour lui, grandit toujours.
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