Émile Levasseur

Émile Levasseur

Résumé

Portrait de Émile Levasseur Émile Levasseur L'Agriculture aux États-Unis (1894)

Dans l'ensemble, l'agriculture des États-Unis, qui a fait, en étendue et en puissance, de si remarquables progrès dans le cours du XIXe siècle, en fera encore avant la fin de ce siècle et au commencement du siècle prochain ; ce serait une erreur de croire qu'elle ait atteint aujourd'hui des bornes immuables que la nature lui aurait fixées. Mais elle n'a pas donné au sol une fertilité illimitée. Les fermiers n'ont pas cessé de demander à la terre tout ce qu'elle pouvait produire sans lui rendre ce qu'ils lui prenaient.
Source : Gallica

Portrait de Émile Levasseur Émile Levasseur L'Agriculture aux États-Unis (1894)

Le blé, comme toutes les marchandises, peut avoir sur un marché son prie normal ou un prix factice. J'appelle prix normal celui qui résulte de l'offre et de la demande quand la concurrence est libre entre vendeurs et acheteurs. J'appelle prix factice celui qui résulte d'une offre ou d'une demande gênée par des obstacles légaux, tels que tarifs de douane, octrois, monopoles. Que le prix normal soit haut ou bas, fixe ou variable, on ne peut en accuser que la nature des choses et on subit la nécessité.
Source : Gallica

Portrait de Émile Levasseur Émile Levasseur L'Agriculture aux États-Unis (1894)

Nous avons vu que le colon qui a acheté une terre sans avoir l'argent en poche donnait hypothèque sur cette terre pour la portion de la valeur qu'il ne payait pas comptant. Ce même colon, entreprenant la culture de sa ferme, achète à crédit son bétail, ses machines, ses outils, les matériaux pour bâtir sa maison et donne encore hypothèque sur celte terre.
Le fermier américain, comme le manufacturier et l'ouvrier, est d'ordinaire plus entreprenant qu'économe. Il no craint pas les nouveautés et désireux de gagner beaucoup, il sait qu'un bon outillage est une condition de succès.
Source : Gallica

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