Résumé

Arthur Delteil Étude sur le climat de la Cochinchine (1885)

Aujourd'hui l'on est devenu plus raisonnable : on consomme principalement de la bière dans les cafés, boisson plus hygiénique et moins malfaisante que les autres. Le jeu est la passion dominante de la jeunesse ; chaque nuit, il se perd et se gagne dans les cercles des sommes considérables. Si l'on ajoute à cela l'abus et les suites inévitables des plaisirs féminins que la liberté incroyable des mœurs annamites, depuis la conquête, favorise au plus haut degré, on aura une idée des désordres que ces mauvaises habitudes, sous un pareil climat, exercent sur les tempéraments européens.
Source : Gallica

Arthur Delteil Étude sur le climat de la Cochinchine (1885)

Les Chinois habitent principalement la grande ville de Cholen, située à 5 ou 6 kilomètres de Saigon. On les rencontre aussi dans toutes les villes et les moindres villages des autres provinces de Cochinchine, où ils font presque tous le petit commerce du pays. Partout où il y a de l'argent à gagner et un échange à faire, on est toujours sûr d'y trouver un Chinois.
Le Chinois importe partout son costume et ses mœurs traditionnelles. A Saïgon, il se différencie de l'Annamite par son teint plus jaune, ses yeux plus obliques, son costume blanc et sa fameuse queue qui lui descend jusqu'aux talons.
Source : Gallica

Arthur Delteil Étude sur le climat de la Cochinchine (1885)

L'eau circule abondamment dans toutes les rues au moyen de bornes-fontaines ; le système d'égoûts est admirable et bien conçu. En un mot, Saïgon est la plus jolie ville de l'Extrême-Orient, de l'avis même des Anglais qui s'accordent à dire que jamais aucune nation n'avait su tirer, en si peu de temps, un aussi merveilleux parti d'une conquête orientale. De toutes les rues de la capitale, la plus animée est sans contredit la rue Catinat. C'est là que se
trouvent les hôtels, les cafés, les magasins les plus beaux et les plus brillants.
Source : Gallica

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