Résumé

Anonyme La Cochinchine en 1871

Ces bénéfices ne proviendront en effet que du transport des produits indigènes expédiés des provinces de l’ouest et du Cambodge, et, dans une proportion bien moindre, des passages de Chinois, d’Annamites et d’Européens. Or, dans un pays où les voies de communication sont des rivières et des canaux, où les jonques chinoises ont en partie le monopole du transport des marchandises, chaque propriétaire possède tout au moins une barque, et plusieurs années s’écouleront avant que le progrès ait rallié à lui des esprits méfians et lents à concevoir les bienfaits des idées nouvelles.
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Anonyme La Cochinchine en 1871

La Cochinchine doit donc, tout en continuant à produire autant et même plus de riz que par le passé, s’enrichir de cultures nouvelles et de produits d’un plus grand rapport, augmenter en un mot dans une large mesure la valeur de ses exportations : son avenir colonial est là tout entier ; mais pour créer dans un pays de grands centres agricoles avec ses moyens propres, il faut que les capitaux abondent, il faut aussi, et ce n’est pas une des moindres conditions de succès, que l’esprit d’entreprise et d’initiative commerciale soit très développé chez l’habitant.
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Anonyme La Cochinchine en 1871

L’Annamite a besoin de raisons palpables pour être convaincu ; lorsque les avantages de nos idées se présentent à son esprit sous la forme d’un résultat bien net, il s’y range volontiers, et sa confiance grandit d’autant pour l’avenir. C’est ce qui attend l’extension de la culture de la canne et la manipulation soumise aux procédés européens. Déjà le mauvais vouloir et la défiance des propriétaires de la province de Bien-hoa ont en grande partie disparu ; les récoltes, qu’ils refusaient de livrer au travail de notre industrie, ils sont aujourd’hui disposés à les porter à l’usine.
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