Résumé

Louis Bourayne La justice que nous devons aux indigènes dans nos colonies… (1902)

S'il est vrai que nous ne pouvons pas toujours comprendre l'indigène, parce qu'il n'a pas les mêmes moeurs que nous et que son âme est différente de la nôtre, nous trouvons du moins de précieux auxiliaires dans ses compatriotes mêmes, car à côté de ceux qui dissimulent, il en est qui tiennent à une bonne distribution de la justice.
Mais, si, en principe, nos lois pénales régissent les Annamites soumis à notre juridiction, -il n'est pas vrai d'en dire autant de nos lois civiles, du moins en ce qui concerne les procès entre indigènes seulement.
Source : Gallica

Louis Bourayne La justice que nous devons aux indigènes dans nos colonies… (1902)

Mais quand les adversaires seront d'un côté des Européens et de l'autre des indigènes, ou bien quand il ne s'agira que de difficultés entre indigènes, quel sera le juge compétent? La première partie de la question exige une distinction.
Ou bien, c'est l'indigène qui demande justice contre l'Européen. Il ne peut venir à l'idée de personne de soutenir que le juge indigène est indiqué dans la circonstance. Alors sera-ce le juge français? Il n'a pas paru grotesque à quelques-uns, Messieurs, de prétendre que ce ne devrait être personne, parce que l'indigène ne doit rien réclamer contre l'Européen.
Source : Gallica

Louis Bourayne La justice que nous devons aux indigènes dans nos colonies… (1902)

Quand chacun est sûr de vivre, et de vivre aisément comme ces populations heureuses de.n'être point affligées de nos besoins, alors la paix règne partout. — Elle régnera du moins, à la condition que chacun ait une part équitable dans les charges communes, et qu'en cas de préjudice subi du fait de son prochain, il puisse obtenir de lui réparation. L'Annamite, en effet, a l'amour du juste, et, comme là où croît le bonheur, croissent aussi les convoitises, il aura souvent à faire appel à notre justice.
Source : Gallica

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