Arthur Delingette

Résumé

Arthur Delingette Relation d'un voyage chez les Moïs (1895)

Les Mois ayant déjeuné avant leur départ se reposent en nous attendant ou bien examinent curieusement nos conserves en esquissant de temps à autre des rires et des mimes d'enfant ; qu'il y a loin de là au masque blasé d'un civilisé !
Du point d'où nous le voyons, le Dak Hadraï n'est encore qu'un petit cours d'eau dont l'eau claire disparaît à droite et à gauche sous des arceaux de verdure ; à l' endroit où nous sommes, il forme au milieu de la forêt silencieuse un site charmant qui invite au repos, surtout après une escalade telle que celle que nous venons de faire.
Source : Gallica

Arthur Delingette Relation d'un voyage chez les Moïs (1895)

Il est très difficile à un Annamite fait prisonnier par les Moïs de parvenir à s'enfuir ; quelque chose qu'il tente, de quelque côté qu'il se tourne, l'ennemi est là. S'il réussit à rejoindre la forêt, sa liberté n'est pas encore conquise, car la forêt est pleine de Moïs. De nouveau prisonnier, il aura d'autres maîtres peut-être plus durs que ceux qu'il a fuis; ceci est pour l'infortuné le bon côté de l'aventure, car le plus souvent, privé de nourriture, traqué par les bêtes fauves, il expire de douleur et de misère dans les forêts du Laos : forêts peu hospitalières.
Source : Gallica

Arthur Delingette Relation d'un voyage chez les Moïs (1895)

Nous arrivâmes à ce col par une gorge sauvage en suivant le lit d'un torrent presque à sec, puis après avoir contourné quelques ondulations entièrement couvertes d'une épaisse forêt, nous eûmes à gravir une pente très douce que l'on monte aisément à cheval, qui nous conduisit au point culminant. Là, tout à coup, un panorama immense se montre à nos yeux, c'est l'Annam, avec ses forêts, ses vallées et ses mamelons, plus loin, l'océan Indien dont la ligne bleue se confond avec l'horizon.
Source : Gallica

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