Charles René Renou, Relation d'un voyage au Thibet en 1852 et d'un voyage chez les Abors en 1853… (1854)
“ J'ai certainement admiré les parcs de Saint-Cloud et de Versailles; mais que l'oeuvre de l'homme paraît mesquine, pauvre, calculée, compassée, quand on voit l'oeuvre de Dieu dans les Himalayas ! c'est un lampion dans un verre de couleur comparé au soleil. Il n'y a ici aucun arbre, que je connaisse; aucun de ceux que j'ai vus si souvent dans les forêts de la Lorraine. La montagne n'a pas de roche; c'est une bonne terre noire, formée du détritus de ces géants affaissés par la vieillesse, ou déracinés par l'orage, et qui pourrissent sans que la hache de l'homme y touche jamais. ”
