Résumé

Au Laos ; du Thibet en Chine ; de Chine au Thibet… (1903)

Peut-être le pont de Kiao-Chang a-t-il été, lui aussi, construit contre les règles de la science, car je regarde comme certain qu'en Europe il serait condamné; il casse de loin en loin, mais jamais tout d'un coup; au total il tient. Que la science lui pardonne!
La longueur de ce pont est, d'une rive à l'autre, de cent vingt à cent trente mètres; sa largeur, de quatre ou cinq mètres.
Il est composé de douze chaînes de fer, grosses comme celles des grands navires : huit forment comme la carcasse du tablier ; les quatre autres, — deux de chaque côté, — servent de garde-fou.
Source : Gallica

Au Laos ; du Thibet en Chine ; de Chine au Thibet… (1903)

DE CHINE AU THIBET
nuellement les bords du Mé-Kong. Le fleuve, dans cette partie supérieure de son cours, présente une certaine analogie avec l'aspect qu'il offre à son embouchure. Ici, comme dans la basse Cochinchine, il coule entre des bouquets de verdure. Mais, à un moment donné, les rives se resserrent ; les parois rocheuses s'élèvent à une hauteur prodigieuse. L'eau, affreusement tourmentée, mugit dans des cavernes profondes, et on se sent pénétré d'un sentiment de terreur. On passe sur des arbres accrochés aux rochers, et le sentier semble à chaque instant se précipiter dans le gouffre.
Source : Gallica

Au Laos ; du Thibet en Chine ; de Chine au Thibet… (1903)

Sur ces mêmes chemins les chrétiens de Yerkalo, repoussés par tout le monde, errèrent longtemps, il y a quelques années. De distance en distance un pont de cordes relie les deux rives.
Bientôt nous arrivons sous une pluie battante au village de Napo, dont les maisons sont étroitement resserrées entre la montagne et le fleuve. En cet endroit, paraîtil, il y a d'abondantes mines de soufre. Mais la sotte crédulité du peuple les a fait abandonner ; un bonze a lu dans ses horoscopes et déclaré que l'exploitation du soufre était un malheur pour le pays.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature