Résumé

Simple histoire de colonisation en Cochinchine… (1871)

Les anciens habitants devenus nos chefs de ferme choisissaient mieux que nous leurs serviteurs, connaissaient leurs familles ; au contraire, ceux qui nous entouraient comme engagés à l'année venaient on ne sait d'où ; car lorsqu'on veut peupler un désert, on ne peut pas se montrer trop difficile. C'étaient le plus souvent des individus compromis comme pirates ou rebelles et n'inspirant nulle confiance. Dans ces conditions, quoi de plus naturel que d'exiger, par une clause du contrat, un homme fourni par chaque agglomération et offrant ainsi quelques garanties, puisqu'il avait des répondants ?
Source : Gallica

Simple histoire de colonisation en Cochinchine… (1871)

Ah ! il est bien facile à un inspecteur, trônant sur son tribunal, entouré d'une milice nombreuse, ayant à cent mètres de lui un poste d'Européens palissadés, retranchés, et ne redoutant aucune attaque d'indigènes armés de lances et de bâtons, il est bien facile, disons-nous, quand on n'a rien à perdre, quand votre existence ne court aucun danger, de trouver illégales les simples mesures de conservation dictées par la prudence la plus vulgaire !
Source : Gallica

Simple histoire de colonisation en Cochinchine… (1871)

Cette clause du contrat ne concerne que les fermiers et non les villages; ceux qui ont reçu des avances et accepté des fermes, les signataires en un mot, sont seuls liés ; et la preuve, c'est que dans deux de nos nouvelles fermes qui étaient en voie de prospérité avant l'enquête, nous avions également exigé un veilleur de nuit. Jamais, on le voit, nous n'avons entendu parler du village administratif.
Sur une de nos fermes nouvelles, un seul homme s'est engagé ; ce seul homme est commandité par nous, et il a toujours fourni son coolie.
Source : Gallica

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