Résumé

Documents historiques. La piraterie au Tonkin (1891)

Les fonctionnaires civils, jaloux de leur autorité et craignant de la voir leur échapper s'ils avouent que le Tonkin est loin d'être pacifié complètement accumulent les fautes, cachent tant qu'ils le peuvent les révoltes des indigènes et les échecs de leurs gardes civils. Au lieu de profiter des renseignements recueillis sur les pirates par le corps d'occupation, ils préfèrent contester en bloc leur véracité, sans, d'ailleurs, rien mettre à la place. Le temps, disent-ils, amènera la pacification.
Source : Gallica

Documents historiques. La piraterie au Tonkin (1891)

Des négociants chinois et même des négociants européens de la province de Canton versent à l'agence les sommes qu'ils désirent consacrer à l'entrée en fraude au Tonkin d'un convoi d'opium. Au bout de quelques mois, l'affaire terminée, les intermédiaires payés, chacun reçoit la dividende qui lui revient au prorata de sa mise. Les capitalistes s'inquiétant rarement de l'emploi qu'on fait de leur argent pourvu qu'on le leur rende avec de gros intérêts, cette opération est tout aussi morale pour eux que celle qui consisterait à subvectionner une entreprise de transport quelconque.
Source : Gallica

Documents historiques. La piraterie au Tonkin (1891)

Il n'est pas question de pacification mais de conquête à faire ; il faut opter entre combattre ou traiter avec le pouvoir établi.
Profitant de ce que les Chinois de cette zone s'aventurent rarement en dehors de leurs territoires, le général Bichot aurait désiré maintenir quelque temps encore le statu quo, en se contentant de faire surveiller les bandes par nos postes les plus voisins, marchant à leur rencontre si elles faisaient irruption chez nous, ne les poursuivant pas dès qu'elles rentraient dans leurs limites habituelles.
Source : Gallica

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