Résumé

Eugène Ortolan Des Moyens d'acquérir le domaine international… (1851)

Le droit de propriété d'État à État, comme nous l'avons déjà vu, est un fractionnement de la souveraineté extérieure: c'est la souveraineté extérieure territoriale, en prenant ce mot de souveraineté dans sa plus haute et dans sa plus large acception. Or, en principe, la souveraineté extérieure, comme la souveraineté intérieure, réside dans la nation, qui ne reconnaît en dehors d'elle ni au dedans aucun pouvoir supérieur à elle-même. Le droit de propriété d'État à État appartient donc à la nation, comme la souveraineté dont il n'est qu'un démembrement.
Source : Gallica

Eugène Ortolan Des Moyens d'acquérir le domaine international… (1851)

Si on suppose que ce soit par le développement de ses facultés et de ses ressources intérieures, parce qu'il croît en lumières, en science, en industrie, en population, qu'un État devienne plus puissant et semble devoir finir par l'être plus que ses voisins ou même que tous les autres réunis : nul n'osera dire que les autres États, quels qu'ils soient, isolés ou ligués ensemble, aient le droit de venir poser une limite à cet accroissement intérieur et s'opposer, même par la forcé, sous prétexte d'un équilibre quelconque, à ce que cette limite soit dépassée.
Source : Gallica

Eugène Ortolan Des Moyens d'acquérir le domaine international… (1851)

Bien qu'il y ait une grande différence entre le droit de propriété et le fait de la possession, cependant pour qu'une chose soit susceptible d'appropriation, c'est-à-dire susceptible de devenir l'objet d'un droit de propriété, il faut qu'elle soit susceptible d'être possédée, c'est-à-dire qu'il soit possible à l'homme de l'avoir de fait en sa puissance, à sa disposition. En effet, le but final, le but utile du droit de propriété, est d'exercer sur la chose des actes de puissance et de libre disposition
Source : Gallica

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