M. Henri Lambert

Résumé

M. Henri Lambert Le Tour du monde

Je trouvai Hodeidah bien moins jolie que Moka. C’est un amas de maisons, la plupart de bois et de paille, qui ne datent que du commencement du siècle dernier. La population peut être évaluée à 10 000 habitants, Arabes, Turcs, Somaulis, Abyssins. Tout ce monde va, vient, s’agite, et le commerce de cette place, qui a détrôné celui de Moka, est aussi important que celui d’Aden.
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M. Henri Lambert Le Tour du monde

Le voyageur qui descend à Zeyla doit toujours se tenir armé, ne jamais sortir le soir et se garder bien de franchir, même de jour, les portes de la ville, à moins d’être accompagné par un détachement. Dans la campagne et le long de la côte, jusqu’au delà de Tadjoura, rôdent des tribus errantes de Bédouins Essas, qui vivent de pillage et massacrent les voyageurs sans pitié.
Après une journée passée à Zeyla, je fis voile pour Tadjoura, distant de 45 milles nord-ouest. Le village est d’un aspect misérable et peut compter 3 000 habitants : ils sont d’un naturel paisible et se livrent au commerce.
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M. Henri Lambert Le Tour du monde

Les caravanes importent du bétail, du café, de l’ivoire, des plumes d’autruche, des écailles de tortue, de la poudre d’or, des pelleteries, des cuirs, du suif, du blé, de la gomme, de la cire, du musc de civette, des fleurs de cousso, remède infaillible contre le ver solitaire, et que l’on ne trouve qu’en Abyssinie [2] , et enfin un article que l’Abyssinie n’est pas seule à répandre, des esclaves.
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