“ C’est là qu’on apprend à placer l’eau parfaite au premier rang entre les dons de la nature. Amphipolis était une grande ville, capitale de la province [56] , à une heure environ de l’embouchure du Strymon. Les apôtres paraissent ne s’y être point arrêtés [57] , peut-être parce que c’était une ville purement hellénique. D’Amphipolis, les apôtres, après être sortis de l’estuaire du Strymon, s’engagèrent entre la mer et la montagne, au travers de bois épais et de prairies qui s’avancent jusqu’au sable du rivage. ”
Amphipolis
Définition et enjeux
Citations sur “Amphipolis”
Marie-Nicolas Bouillet, Bouillet - Atlas universel d'histoire et géographie… (1865)
“ La paix est rompue à l’occasion de Mégalopolis : une partie des habitants veulent abandonner cette ville ; les Athéniens, appelés par le parti opposé, les obligent à y demeurer réunis. — Démêlés des Athéniens avec Alexandre, tyran de Phères, et avec les Olynthiens, auxquels Timothée essaye en vain d’enlever Amphipolis. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Ayant pris le chemin par Amphipolis & par Apollonie, ils arrivèrent à Thessalonique. Bouh. On l’a nommée Chrisopolis, & les Neuf Voies. Aujourd’hui on l’appelle Amphipoli & Chrysopoli. Les Turcs la nomment Emboli. ”
Albert Thibaudet,
La Campagne avec Thucydide
“ De son récit des guerres médiques ne sort en relief aucun héros grec. L’Ulysse athénien, Thémistocle, apparaît, dans les quelques chapitres que lui consacre Thucydide et dans la biographie de Plutarque, autrement solide que dans Hérodote. Mais la prise d’Amphipolis marque dans un beau style du destin artiste, pour Brasidas et Thucydide, le sommet de la courbe de leur destinée, la rencontre de ces deux courbes, et à leur choc l’étincelle qui va maintenir sur les deux hommes une lumière éternelle. ”
Étienne-Gabriel Arbanère, Analyse de l'histoire asiatique et de l'histoire grecque… (1835)
“ Dans le plus grand nombre d'occasions les historiens nous exposent ces catastrophes sans nous en révéler les moteurs. Les Grecs suivaient, pour la création ou le renouvellement de la population de leurs colonies, le même svstème que pour leur métropole. Les Athéniens envoyèrent à Amphipolis, en Thrace, quatre cent soixantequatre ans avant J. C, un ramas de dix mille hommes composé de citoyens et d'étrangers. C'est surtout pour les colonies que ce système d'adoption civique sur des masses est vicieux. ”
Achille Fouquier, Hors de Paris : canal de Suez, Le Caire… (1869)
“ J'avançais au milieu de monticules formés, comme ceux qui avoisinent le Caire, des résidus d'une grande ville, lorsqu'à ma grande surprise j'appris que je venais d'arriver il Memphis. Des amas d'ordures, tel est ce qui reste d'apparent de cette ancienne capitale de l'Egypte. Aujourd'hui des plantations de palmiers, s'étendant à perte de vue, recouvrent le sol où s'élevaient jadis les temples vénérés, les palais des pharaons, les demeures des grands et les asiles de la multitude. ”
Adolphe Dumas,
La Cité des hommes, par M. Adolphe Dumas
(1835)
“ La ville, sur ce point qu'on appelle la terre, Ainsi qu'un reste d'île où vont battre les flots, A qui l'onde a mangé son archipel d'îlots, Ondulait sur le gouffre, ainsi qu'une nacelle, Sans songer que ce soir ou demain au plus tard, Si Dieu n'y mettait pas quelques jours de retard, Elle s'abîmerait sous elle. Babylone, et sa tour qui montait jusqu'aux cieux ; Et Memphis, qui compta des Dieux dans ses aïeux; Athène et ses jardins pleins d'ombres immortelles : Regarde à tes côtés, ô Paris, où sont-elles? Et Rome a disparu deux fois en deux mille ans ”
Philippe Deschamps, Vingt mille lieues à travers le monde… (1900)
“ Lorsqu'on veut entrer en communication directe avec la nature et boire à la source des choses, il faut, chers Lecteurs, traverser la Méditerranée, débarquer sur la vieille terre d'Egypte, remonter et descendre le Nil, admirer ses ruines et s'enivrer de ses paysages. Nous quittons l'île de Philoé, et les canots nous transportent à la cataracte. Ces rapides qui coulent entre des blocs de granit, ont pour fond, à l'horizon, le désert et ses montagnes de sable jaune ; le fleuve bouillonne et se précipite à travers un labyrinthe de rochers noirs et dénudés. ”
Alfred Driou, L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1877)
“ Nous voguons à une grande hauteur; mais ce ne sont pas les merveilles de l'empyrée que cherchent nos yeux : ce sont les splendeurs de cette belle terre d'Afrique, la vallée diaprée d'émeraudes et de topazes, le grenier plein de fruits, la corbeille fleurie, l'avenue décorée d'obélisques et de pyramides, le jardin bordé de sphinx, de pylônes et de temples qui a nom l'Egypte. Les aspects changent. A une ville succède une autre ville, aux collines les plaines, au fleuve droit les bras recourbés du Nil, à la solitude l'agitation, à Thèbes Memphis. ”
Edmond About,
La Grèce contemporaine
“ Au milieu de la plaine s’élèvent quelques rochers qui enveloppent et protégent la ville : c’est le Lycabète, le Musée, l’Aréopage, et surtout l’Acropole, le plus beau et le plus célèbre de tous. Le voyageur qui s’approche du Pirée ne voit pas l’Athènes moderne, mais ses yeux sont frappés tout d’abord par l’Acropole et les ruines gigantesques qui la couronnent. En Grèce, le passé fera toujours tort au présent. ”
Alfred Driou, L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1873)
“ Chaudement étalée au soleil, Memphis nous apparaît dans une gloire telle qu'un jour elle l'emportera sur Thèbes, sa rivale, et à son tour deviendra la capitale de l'Egypte. Quel-aspect merveilleux. Non, en vérité, jamais la physionomie féerique de cette ville ne sera autant splendide dans l'imagination des hommes qu'elle l'est en réalité devant nous. Pour en jeter les fondements, vous vous rappelez que Ménéï, le premier Pharaon, détourna les eaux du Nil par des digues, et fit couler le fleuve plus à l'orient. ”
J.-J. Ampère,
Revue des Deux Mondes
“ Les colonnes ioniques de ce petit temple me montrent leurs chapiteaux ornés de perles, et déroulent la courbe suave et fière de leurs volutes, où le génie heureux de la Grèce semble s’épanouir. Du côté de la terre, des collines, aux contours nets et fins, aux teintes violettes, argentées, empourprées, dorées, sont ruisselantes de lumière et de feu. Du côté de la mer s’étend sous mon regard une surface bleue sur laquelle ondulent et chatoient des lames étincelantes. Les golfes, les îles, les promontoires, sont radieux comme la mer, les montagnes et les nuages. ”
George Perrot, Revue des Deux Mondes
“ Naples, Rome, Athènes, vous offrent soit des paysages plus éblouissans et plus grandioses, soit des monumens plus variés et d’une perfection plus étonnante encore ; mais, sur les bords du golfe de Naples, une nature trop séduisante, on pourrait presque dire trop belle, vous enchante et vous alanguit de ses caresses, endort la réflexion, invite à la paresse. A Rome, ce sont les distances qui vous lassent, les contrastes entre le présent et le passé qui vous choquent, le climat qui vous gêne en vous astreignant à des précautions incommodes. En Grèce, vous ne trouvez que l’antiquité ”
Blanche Lee Childe,
Revue des Deux Mondes
“ Si vous regardez du côté de l’île que forment les deux branches du Nil, quelle variété de verdure, quel émail de toute sortes de fleurs, quelle quantité prodigieuse de villes, de canaux et de mille autres choses agréables ! Si vous tournez les yeux de l’autre côté en remontant vers l’Ethiopie, combien d’autres sujets d’admiration ! N’est-ce pas la ville de l’univers la plus vaste, la plus riche, la plus peuplée que le Caire ? Si vous allez jusqu’aux pyramides, vous serez saisi d’étonnement... ”
Louis Bertrand,
Revue des Deux Mondes
“ Qu’importe ! Je sais que je suis en route vers de l’inconnu. C’est l’émotion enivrante du voyage.... A l’extrême pointe de l’Acropole, je descends devant la maison des fouilles, et, tout de suite, sur la terrasse qui précède l’entrée, je suis ébloui par la splendeur du paysage. On ne m’avait pas trompé. Le spectacle est un des plus grands de la Méditerranée et du monde. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Le mont Athos, un voyage dans le passé
(1876)
“ Demain malin, l'aube nous montrera les terres basses d'Egypte et les palmiers de Port-Saïd émergeant de l'eau; c'est tout un autre monde qui s'ouvre devant nous, le monde antique, païen et panthéiste, avec toutes les fascinations troublantes de son passé sans fond, de son ciel d'Afrique, de sa nature toujours jeune, toujours en travail. Nous allons y trouver toutes les énigmes de la plus vieille civilisation humaine, toutes les ivresses de la plus forte terre qui ait jamais prêté son sein aux caresses du soleil. ”
Mag Dalah, Un hiver en Orient... Préface de M. Éd… (1892)
“ Le soleil se couchait dans la pourpre et l'or quand nous arrivâmes en vue de Philae, qui nous apparut comme une île enchantée. La masse entière de ses pylônes, pleinement éclairés, se détachait sur le fond déjà assombri des montagnes lointaines, tandis que ses palmiers et les élégantes colonnes du temple hypèthre perçaient dans le ciel bleu et rose. Un paysage d'une beauté plus achevée, plus classique, d'une grâce plus exquise, existe-t-il au monde? Je ne le crois pas : Philae est le bijou de l'Egypte ; l'Egypte est la terre des merveilles ! ”
Alfred Driou, L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1877)
“ Voici que nous dominons la Grèce, me dit bientôt Even, lorsqu'en effet cette belle terre se montre à nous dans toute la splendeur de sa magnifique nature, et à présent que vous avez déjà vu les grandeurs d'une civilisation avancée, celle de l'Egypte, comme contraste étudiez à l'aise les peuplades barbares de ce continent encore inconnu pour vous. Elles forment une masse d'êtres grossiers, attachés à la glèbe, et se condensant en de certaines régions qu'ils préfèrent, ou se réfugiant dans les montagnes les plus abruptes, d'où ils s'élanceni souvent sur les plaines en vrais pillards. ”
Louis Bertrand,
Revue des Deux Mondes
“ Ce qui fait le charme non pareil de vos ruines romaines ou puniques, c’est qu’elles s’accordent encore avec l’essentiel de vos mœurs, restées à peu près les mêmes qu’aux temps où vos ancêtres et les nôtres bâtissaient les temples, les thermes et les arcs de triomphe de vos villes. Les Grecs d’aujourd’hui, dans le costume étriqué imposé par nos modes actuelles, sont des étrangers sur l’Acropole d’Athènes, devant le sanctuaire de leur Déesse protectrice. Un Africain d’aujourd’hui, drapé dans la laine blanche de son burnous, est l’hôte naturel de vos villes mortes. ”
Zo d’Axa,
De Mazas à Jérusalem
“ Une colline dépassée livre Athènes : dominant les constructions sans style d’une ville de province géométriquement découpée au cordeau des rues, le rocher de l’Acropole, socle du Parthénon. Le Parthénon se découpe en l’impeccabilité de ses colonnes sereines et l’Acropole paraît le retranchement ultime d’un passé superbe et dédaigneux de l’effort moderne qui le ronge à la base. Ce n’est pas que j’exalte les vestiges d’un monde disparu ; je me dis : Notre monde à nous ne léguera que des déchets ! ”
J.-Jacques Ampère, Revue des Deux Mondes
“ C’est un charme de passer plusieurs jours dans cette île de ruines, allant d’un temple à l’autre sans y rencontrer d’autres habitans que les figures mystérieuses qui couvrent les murs et les tourterelles qui roucoulent sur les toits. Je me trompe ; dans un petit édifice, j’ai trouvé une pauvre femme dont tout le mobilier consistait en une écuelle de bois. A la rigueur, cela suffit pour vivre sous le ciel d’Égypte ”
Victor Baudot,
Au pays des turbans : Grèce, Syrie…
(1896)
“ Nous traversons le lit desséché du Céphise ; un instant nous disparaissons au milieu des ombres du bois sacré. Peu à peu ce rideau de verdure s'entr'ouvre ; de majestueuses ruines surgissent de toutes parts; une colline abrupte, sorte de promontoire jeté entre deux vallées, sert de piédestal à ces merveilles de marbre. Portiques, frontons, colonnades, s'étagent et s'entassent sur ce poétique sommet. C'est la ville des sanctuaires ; c'est la ville des dieux, avant-courrière de la ville des hommes : c'est l'Acropole (i) ! Encore quelques minutes, et le train s'arrête : nous sommes à Athènes. ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ Les villes de Memphis, de Babylone et du Caire.Sur la rive occidentale du Nil, à peu de distance à l’est des pyramides et au sud du Delta, Memphis, ville de cent cinquante stades de circonférence, étalait la magnificence des anciens rois de l’Égypte. Sous le règne des Ptolémées et des Césars, le siége du gouvernement avait été transféré au bord de la mer ; les arts et la richesse d’Alexandrie éclipsèrent bientôt l’ancienne capitale ; les palais et les temples de Memphis, devenus déserts, tombèrent en ruines ”
Paul-Jérémie Bitaubé, Joseph (Nouvelle édition ornée de gravures… (1833)
“ Dès que le fleuve est rentré dans son lit, les fleurs et les plantes croissent à l'envi ; l'Egypte renaît, et l'on dirait qu'elle s'élève des eaux, parée de tous ses charmes, ainsi que l'on peint la reine de la beauté, sortant, ornée de tous ses appas , du sein des flots qui lui donnèrent naissance. Les peuples considèrent ce spectacle avec transport : déjà les oiseaux revoient dans les bocages ranimés; déjà l'on conduit les troupeaux dans les campagnes; tous célèbrent ce renouvellement de la nature, et l'homme unit ses chants à leurs voix. ”
Camille Flammarion,
La Fin du monde
“ Les continents qui occupaient les latitudes anciennes où Babylone, Ninive, Ecbatane, Thèbes, Memphis, Athènes, Rome, Paris, Londres, New-York, Chicago, Liberty, Pax et tant d’autres foyers de civilisation avaient répandu un si vif éclat, étaient d’immenses déserts sans un fleuve et sans une mer. ”
Baron George Gordon Byron Byron, Œuvres complètes de lord Byron…
“ Mais dira-t-on que, sans l'art de l'Acropolis, du temple de Thésée, et de tous les glorieux monumens du goût et du génie des Grecs, la nature, en Attique, présenterait plus de poésie? Demandez aux voyageurs ce qui les frappe davantage, du Parthénon ou du rocher sur lequel il est assis? des colonnes du cap Colonna, ou du cap lui-même? des rochers qui s'élèvent à ses pieds, ou du souvenir de Falconer, dont le vaisseau vint se briser sur eux? Il y a des rochers et des caps par milliers, beaucoup plus pittoresques que ceux de l'Acropolis et du cap Sunium ”
Alfred Driou, Les peuples illustres : descriptions topographiques… (1881)
“ Puis l'océan des ravageurs s'éloigne portant ses flots impétueux vers Memphis, afin de dévaster aussi cet autre sanctuaire des arts et des merveilles architecturales. Ne faut-il pas que Cambyse se venge sur l'Egypte de sa déconvenue en Lybie et de son mécompte à l'endroit de l'Ethiopie? Mais à Memphis toute la ville est en liesse, en grand émoi de fête : la foule joyeuse va, vient, tourbillonne, se précipite. Le bonheur brille sur les fronts, l'allégresse dans les âmes et le plaisir dans les yeux. ”
André Lefèvre, Les merveilles de l'architecture (1865)
“ Athènes doit toujours demeurer vivante ; et son acropole, « le plus beau piédestal sur lequel les siècles passés aient pu placer la statue de l'humanité, » nous apparaîtra toujours couvert de colonnes blanches et de frontons bleus comme l'azur de son ciel. C'est une île enchantée consacrée aux arts. ”
Alfred Driou, Les peuples illustres : descriptions topographiques… (1881)
“ Il n'est pas doré comme par les rayons pétrifiés du soleil de Grèce ; il ne plane point dans les airs comme une île aérienne portant un monument divin ; il ne brille point de loin sur la mer et sur les terres, comme un phare qui dit : « Ici, c'est Athènes r Ici l'homme a épuisé son génie et porté son défi à l'avenir! » Non, rien de tout cela. Sur votre tête vous voyez s'élever irrégulièrement de vieilles murailles noirâtres, marquées de taches blanches. Ces taches sont du marbre, débris des monuments qui couronnaient déjà l'Acropolis avant sa restauration par Périclès et Phidias. ”
Alfred Driou, L'Album merveilleux, épreuves d'un daguerréotype aérien… (1856)
“ Je ne vous dirai pas que cette ville effaçait Babylone, Ninive, Memphis, Thèbes, Athènes, Corinthe, Rome. Non. Rien n'est plus sinistre, au contraire, que le plateau qu'elle occupe, que les vallées qui l'entourent. Ce n'est pas que les habitants manquent, au contraire : la population s'agite tumultueusement et bourdonne du lever du soleil à son coucher. ”
George Perrot, Le Musée britannique
“ Dans ces grands horizons pleins de rayonnemens, que le regard de l’historien interroge et sonde pour y retrouver les traits et la physionomie des grands peuples d’autrefois, on voyait soudain se dresser, par-delà les sept collines couvertes de leurs énormes et pompeux édifices, de leurs thermes et de leurs amphithéâtres, l’acropole d’Athènes vue de la plaine au moment où le soleil couchant en caresse amoureusement les marbres et teint d’un rose tendre la façade des Propylées, le fronton occidental du Parthénon et la tribune des Caryatides. ”
